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septembre 21, 2019, 06:45:13 am

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Auteur Sujet: En Hélène Palma & Martin Dufresne dans le texte :  (Lu 42056 fois)

Jacques

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Et chez les .HyènesdeGuerre, on trouve aussi ceci :
« Réponse #15 le: juillet 12, 2006, 05:47:58 am »
Et chez les .HyènesdeGuerre, on trouve aussi ceci :
http://www.chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=387

Citation
soirée théma sur ARTE

jeudi 24 mars 2005

par Hélène Palma


Hélène Palma est co-auteure (avec Martin Dufresne) de l’article "Le retour de la loi du père" paru en septembre 2002 aux Nouvelles Questions Féministes (volume 21, n°2)


La soirée thema diffusée sur la chaîne arte le 22 mars 2005 à 20h30 présentait deux documentaires au cours desquels, pour la première fois, il était proposé d’observer d’une manière novatrice les effets concrets de la résidence alternée imposée sur les enfants et d’analyser ce qui se cache derrière les revendications des groupes de pères. On est en effet plus habitué à entendre et voir des pères (des adultes, donc) se lamenter sur leur sort après une séparation/un divorce en évitant le plus souvent de se renseigner sur les raisons de cette séparation ou de ce divorce. On est plus habitué à voir les mêmes pères se dire innocents quand ils ont été accusés de violences sur leurs ex-conjointes et parfois même sur leurs enfants.

Les chiffres sont disponibles, pourtant, et ils sont connus : on sait qu’environ 2 millions et demi de femmes sont victimes de violences de tous types en France dans le cadre privé. On sait que des enfants sont victimes de brutalités dans le cadre familial. On sait aussi que ces violences sont majoritairement masculines : même s’il existe des épouses et des mères violentes, les statistiques sont claires et il est même possible de leur donner une interprétation politique : en l’espèce, il est bien évident et reconnu que si ce sont des hommes qui battent des femmes, des hommes qui agressent des enfants, c’est parce que notre société ne s’est pas débarrassée de sa vieille hiérarchie sexiste.

Malgré cette connaissance des données tangibles mises au jour par des chercheurs et chercheuses, lorsqu’on en vient à discuter du divorce, tout le monde, au parlement comme dans les media semble étonnamment perdre la mémoire. C’est comme si la séparation remettait tout à plat, alors que ce sont précisément les femmes victimes de violences ou les femmes dont les enfants sont violentés qui cherchent les premières à fuir l’ambiance délétère de leur couple. Or que propose-t-on à ces femmes-là ? La perpétuation quasi-sadique des contacts avec celui qui les a terrorisées. Au nom d’un lien sacrosaint qui se devrait d’être maintenu entre les enfants et leur père (qui est en l’occurrence aussi l’agresseur de leur mère voire leur agresseur tout court).

Jusqu’ici, personne n’avait tourné la caméra dans cette nouvelle direction : celle du sort réservé aux victimes de violences lorsqu’elles doivent s’accommoder sans la moindre compassion des services sociaux ou judiciaires de dispositions aussi contraignantes qu’une résidence alternée.

On a donc pu voir Sabine, Nathalie, Martina, toutes victimes d’agressions (brutalités, cicatrice de césarienne ré-ouverte sous les coups, viols, insultes, dévalorisation, pression économique) expliquer combien la résidence alternée qui leur avait été imposée (comme le prévoit imprudemment la loi relative à l’autorité parentale votée en mars 2002) nuisait à leur bien-être et à celui de leurs enfants : Nathalie, agressée, doit laisser partir deux tout petits garçons même s’ils sont malades et se passer de leurs nouvelles (le père refuse d’en donner) pendant des semaines (5 semaines en été). Martina a elle aussi subi une résidence alternée alors qu’elle n’en voulait pas et alors que son ex-mari la battait et instrumentalise désormais leur fille.

Le documentaire était sobre, émaillé de très peu de commentaires : on nous a simplement donné à voir dans quelle terreur vivent ces femmes.

Le second documentaire se proposait lui de pousser un peu plus loin encore la réflexion et de se demander comment il a pu se faire qu’une loi aussi facile à pervertir que celle relative à l’autorité parentale de mars 2002 ait pu être votée en France. On s’est alors aperçu que la France n’est pas seule ni la première à avoir voté ce genre de texte, sous la pression d’associations de pères que les media nous présentent d’ordinaire comme des groupes de "victimes" absolument inoffensives. La réalité pourtant est bien plus préoccupante. Le milieu militant auquel j’appartiens sait cela depuis longtemps, à force de se contraindre à lire les élucubrations répugnantes accessibles sur les sites de ces associations ; mais pour la première fois, là encore, on a pu voir et surtout entendre les énormités qui se cachent derrière le discours que nous tiennent ces hommes.

L’intérêt des enfants leur importe peu : ils veulent "leur part", quoi qu’il en coûte à l’enfant. Surtout, ils ne supportent pas la liberté économique et idéologique qui permet désormais aux anciennes victimes de se défaire de l’emprise d’un agresseur. Ils ne savent plus comment rétablir leur domination (qui n’est pas aussi morte qu’ils essaient de nous le faire croire). Ils veulent même pouvoir intervenir sur une décision de poursuite ou d’interruption de grossesse alors que, faut-il le rappeler, l’affaire se passant dans le corps des femmes, et notre corps nous appartenant, la décision finale nous revient. Indiscutablement.

On a pu voir, ce soir-là, des hommes crispés sur leur désir de revanche, qui ont volé jusqu’à la couleur du féminisme (le violet) après avoir volé et vidé de son sens sa revendication à l’égalité : comment, en effet, un groupe économiquement et politiquement dominant peut-il avoir l’outrecuidance de demander l’ "égalité" ? Comment les défenseurs des intérêts masculins les plus réactionnaires ont-ils pu berner les media, les parlementaires, l’opinion publique pendant si longtemps ? Il aura fallu attendre le regard aiguisé de Myriam Tonelotto, de Marc Hansmann et de Claudia Déjà pour nous ouvrir (au moins pendant quelques heures) les yeux. Espérons que cela n’aura pas été en vain.


Alors comme cela, elle prétendait n'y être pour rien, dans la propagande féminazie faite par Arte le 22 mars 2005 ?
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:01:31 am par Jacques »

Jacques

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Hélène Palma sur France-Mail-Forum :
« Réponse #16 le: juillet 12, 2006, 05:51:48 am »
Hélène Palma sur France-Mail-Forum :

http://www.france-mail-forum.de/fmf30/pol/30silker.htm
Citation

Bonjour,

j'ai été très choquée de découvrir l'ensemble d'articles que votre
rédaction a rédigés autour du nouvel ouvrage d'Elisabeth Badinter
"Fausse Route".

Je trouve bien peu crédibles, mais d'un impact dévastateur, ces
effets de manchette lapidaires du type "Féminisme: le 'J'accuse'
d'Elisabeth Badinter", "L'homme n'est pas l'ennemi à abattre".

Au cours de l'interview qu'elle vous a accordée, Elisabeth Badinter
accuse les féministes de tout et de n'importe quoi, tout en s'étant
bien gardée de faire quoi que ce soit pour nous aider à lutter. Bien
au contraire. Que dit-elle aujourd'hui? Que le féminisme "gonfle" les
chiffres des violences faites aux femmes, que les féministes ont en
fait pour intention de séparer les femmes des hommes, d'élever des
barrières entre les sexes, que le féminisme devient "puritain" parce
qu'il est vigilant aux violences sexuelles et sexistes. C'est le
discours le plus bassement misogyne et le plus ouvertement
antiféministe que servent les détracteurs du féminisme depuis des
années. Comment peut-elle encore se considérer comme féministe?

Marcela Iacub et Hervé Le Bras se permettent, eux, d'accuser de
partialité la première et seule enquête française à disposition en
matière de violences faites aux femmes: l'enquête ENVEFF. Rappelons
que cette évaluation faisait partie des recommandations formulées à
Pékin en 1995, et que la France était (est toujours puisque 96% des
plaintes de femmes victimes sont classées "sans suite" par les
Parquets) passablement en retard en matière de traitement des
violences des hommes sur les femmes.
Marcela Iacub et Hervé Le Bras reprochent à l'équipe de Maryse
Jaspard d'avoir évalué les violences domestiques contre les femmes en
ne distinguant pas les insultes des pressions psychologiques ni des
agressions physiques. Il faut donc comprendre que pour que ces deux
privilégiés s'émeuvent du sort d'une femme brimée par son compagnon,
il faut que celle-ci arbore au moins un nez cassé, un oeil au beurre
noir, enfin que-sais-je..qu'il y ait du sang, quoi..
Alors que les spécialistes des violences masculines domestiques
savent pertinemment qu'un homme qui se permet de mépriser sa
compagne, de l'insulter, de lui manquer de respect, deviendra
probablement son agresseur.
Alors qu'on sait que des années d'insultes brisent autant que des
coups. Alors qu'on sait, en prime, que toutes les femmes ne parlent
pas.
Marcela Iacub et Hervé Le Bras devraient prendre la peine de lire
l'excellent "Harcèlement moral" de Marie-France Hirigoyen.
Comment dès lors peut-on soutenir qu'une enquête de l'envergure et de
la qualité de l'enquête ENVEFF n'est pas fiable?
Surtout, comment se fait-il que des personnalités aussi peu crédibles
que Marcela Iacub et Hervé Le Bras soient précisément celles que vous
choisissez de consulter pour ce numéro de votre magazine qui se livre
là à un véritable procès du féminisme?
Il va de soi qu'il est de votre devoir d'accorder un droit de réponse
aux féministes.

Hélène Palma

 

Wi wi wi wi wi ! C'est ça, Hélène Palma est persécutée par Elisabeth Badinter, qui "fait des effets de manchettes lapidaires"...
Et l'homme reste bien l'ennemi à abattre, selon Hélène Palma.


Citation
Merci de vos réactions et de cet élan militant si encourageant.
Je pense qu'il faudrait exiger un droit de réponse à cette enquête
racoleuse (comme souvent) de l'Express.
Pourquoi pas un email à l'Express, en effet?

écrivez s'il vous plaît à courrier@lexpress.fr

Je crois d'une manière générale qu'il faut:

- défendre l'enquête ENVEFF, en précisant que nous avons toujours su
que cette enquête additionnait les violences tant verbales que
psychologiques et physiques/sexuelles, puisque les premières mènent
assez logiquement aux suivantes. Il existe un continuum des violences
faites aux femmes, et les critiques adressées à Maryse Jaspard dans
l'Express par Marcela Iacub et Hervé Le Bras, ont l'air de laisser
entendre qu'à moins d'avoir la mâchoire arrachée, une femme ne peut
se dire victime de violences. Or, il est fondé de se plaindre d'être
traitée insultée par son compagnon. Parce que cela AUSSI c'est de la
violence. Celui qui insulte sa compagne ne la respecte pas: à partir
de là, il peut tout se permettre. Et il se permettra tout. Tôt ou
tard.
Qui connaît Maryse Jaspard suffisamment, pour lui demander de monter
au créneau et défendre son enquête?

- dénoncer le backlash actuel organisé contre les féministes de
différentes manières: soit en insistant sur la "souffrance" des
hommes, (cf ELLE du 8 mars sur le "malaise" des hommes, ou le NOUVEL
OBS consacré à la paternité du mois de janvier), soit en nous
discréditant (on suggère que nous exagérons à dessein les chiffres de
la violence, que nous sommes devenues des puritaines à trop vouloir
définir et réprimer le harcèlement sexuel, que le féminisme est
incapable de combattre pour l'égalité, que le féminisme dresse des
barrières entre les sexes etc.).



Pour ce qui concerne l'affaire Le Bras, la jeune femme a été accusée
de tout et de n'importe quoi. Mais Le Bras est un ponte, et il peut
absolument TOUT contre cette jeune femme. Il n'est d'ailleurs pas
innocent qu'il fasse partie des détracteurs de l'enquête ENVEFF.



Hélène Palma

C'est lassant, hein, une si constante haine de l'autre sexe !
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:02:15 am par Jacques »

Jacques

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Chez les .HyènesdeGuerre encore ceci :
« Réponse #17 le: juillet 12, 2006, 06:17:38 am »
Chez les .HyènesdeGuerre encore ceci :

http://www.chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=231
ou http://chiennesdegarde.org/imprimersans.php3?id_article=231

Citation
   


Autorité parentale conjointe : le retour de la loi du père

mercredi 16 avril 2003

par  Hélène Palma , Martin Dufresne


Une nouvelle loi française relative à l’autorité parentale - élément d’une réforme plus globale du droit de la famille - est examinée à la lumière des droits des femmes et d’un processus de «  reconstruction patriarcale », où l’État et le lobby masculiniste ...
Etc. etc.
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:02:41 am par Jacques »

Jacques

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Suite des intimidations terroristement correctes :
« Réponse #18 le: juillet 12, 2006, 06:35:39 am »
Suite des intimidations terroristement correctes, par Hélène Palma :

Citation
Une demande de contact a été formulée par e-mail via http://debats.caton-censeur.org de la part de
helene palma <h.palma@free.fr>


http://www.sos-divorce.org/paternet/salon/forum/viewtopic.php?p=14691

Cet url continue de diffuser des accusations diffamatoires me concernant et émanant de vous. Mon avocat et mon compagnon sont en train d'explorer les pages google se rapportant à moi au peigne fin : vous avez 48h pour terminer de faire disparaître ces propos scandaleux de l'espace public qu'est internet. Au-delà, je vous rappelle qu'une procédure pour diffamation sera lancée contre vous.

Hélène Palma.
Wi wi wi wi, c'est ça...
Il y a eu mort d'homme, obtenue par le gang à Hélène, dont elle donne les références plus haut :
Un des calomniés d'Outreau s'est suicidé, plusieurs années avant que les survivants soient acquittés.
Le gang auquel appartient Hélène a fini par perdre ce procès dont elles ont dirigé toute l'idéologie plusieurs années à l'avance, par calomnie systématique et préventive de l'autre sexe.

Et il y a eu bien d'autres morts obtenus en toute impunité, dont les média ne parlent jamais.
Apparemment, ce qui l'intéresse, c'est de pouvoir continuer à déployer toutes ses ruses d'assassins sans couteau, sans que les prochaines victimes ne décèlent d'où partent les coups.

L'extrême droite de Jean-Marie Le Pen avait utilisé la même stratégie, en commanditant la "thèse" de Faurisson. Puis JMLP de prétendre ensuite que "Les chambres à gaz n'ont jamais existé", et "Je constate que les historiens en débattent". Le but est le même, pouvoir reprendre les mêmes crimes dès le moment favorable, en bénéficiant à nouveau de l'effet de surprise, chez les victimes à trop courte mémoire.

D'autres auteurs de même farine, du même gang, sont regroupés dans ce forum, Musée des horreurs de la guerre sexiste : http://deonto-famille.info/index.php?board=23.0
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:03:25 am par Jacques »

Jacques

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Autres explications dans Parent-solo.fr
« Réponse #19 le: juillet 12, 2006, 08:21:35 am »
à http://www.parent-solo.fr/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=747
le  23/04 00:05:11 , année non précisée, Geai citait un des textes du couple de plume Dufresne-Palma, déjà cité
Citation
un extrait d'un texte de héléne palma et martin dufresne

"Si le discours qui assimile l’intérêt de l’enfant aux droits du père est aujourd’hui devenu hégémonique (Théry, 1986; Boyd, 2002), il n’en présente pas moins plusieurs glissements et inversions omniprésents dans les justifications des réformes néo-patriarcales : comment des droits de l’enfant deviennent-ils des droits à l’enfant? Comment expliquer que l’on justifie au nom du “ consensus parental ” l’imposition aux femmes de la volonté des pères, des juges ou de l’État? Si l’intérêt de l’enfant est vraiment la finalité de la loi, pourquoi compromettre de façon aussi expéditive – à l’encontre des avis des experts consultés et, on le verra, des données empiriques – son droit à une résidence stable, ses ressources financières, sa protection efficace contre la violence d’un parent et les possibilités d’accès au tribunal pour le parent qui a la charge de l’enfant? (Bonnet, 1999; Collectif féministe contre le viol, 2000; Association « mères en lutte », 2000). Pourquoi une réforme censée favoriser l’investissement quotidien des hommes auprès de leurs enfants conduit-elle avant tout à aménager de nouvelles prérogatives pour le parent le moins impliqué : économie de la pension ou déductions fiscales, capacité de réclamer l’alternance de résidence dès la naissance, prérogatives d’allocations sociales accordées “ sur l’honneur ”, droit de veto sur toutes les décisions du parent soignant, tout en conservant la liberté de n’effectuer aucun partage de ce travail de soin aux enfants. Enfin, quelle est cette “ parité ” qui ne prévoit de sanctions que pour un des parents, celui ou plutôt celle à qui incombe ainsi le travail parental? Qui nie l’existenc e de ce travail? Qui force le parent qui s’en charge à le faire avec moins de ressources et sous surveillance accrue? ...
L’accès au travail salarié, au divorce, à la propriété, à la contraception, au statut de sujet en droit et à des soutiens sociaux comme les crèches ont graduellement permis à de plus en plus de mères d’échapper à des relations de couple insatisfaisantes et même d’élever des enfants conçus hors des liens du mariage. Il y a accélération du recours au divorce depuis les années 1960, et on observe un désintérêt croissant des pères pour le soin des enfants : le partage des tâches domestiques plafonne depuis longtemps[8] et en France, les demandes de garde par les pères au moment du divorce sont passées de 15% à 6% entre 1975 et 1989. De plus en plus de femmes se retrouvent donc en position d’ayant droit à l’autorité parentale et à un soutien matériel des pères et de l’État (pension alimentaire pour enfants, prestation compensatoire, allocations sociales).
Cette évolution donne lieu aujourd’hui à un backlash des hommes divorcés et, graduellement, de l’État, inquiet de voir de plus en plus de familles échapper à la norme maritale. Les rapports d’information déposés avec le projet de loi sur l’autorité parentale ont un ton particulièrement alarmiste au sujet du taux de divorces en France (une union sur trois) et de naissances hors-mariage (une sur deux), associés par la droite à tous les maux sociaux : délinquance, abandon scolaire, et tutti quanti....
Les données empiriques recueillies dans les territoires où la garde partagée est déjà préférée, imposée aux parents récalcitrants, ou même statutaire, témoignent que le travail de soin demeure très majoritairement effectué par celui des parents qui l’assumait avant la rupture et chez qui l’enfant continue habituellement d’habiter. La réalité ne correspond pas au message. “ La force de l’image projetée par la garde partagée n’est pas garante de sa justesse ”, écrit Denyse Côté (2000 : 12) ; “ Ce n’est pas nécessairement un mode de garde équitable : elle n’a pas la portée réelle que suggère son symbole ”. Côté a mené une enquête auprès de 12 “ unités de garde ” montréalaises vivant une résidence alternée à la fois librement choisie et symétrique, c’est-à-dire avec un partage égal des temps de garde des enfants. Or, même dans ces conditions apparemment idéales au plan de l’équité et du consensus, elle a constaté une profonde asymétrie entre pères et mères, tant au plan financier – aucune pension pour les enfants n’est versée pour compenser les inégalités de revenus, alors que les principaux coûts d’entretien incombent aux mères – qu’au plan du partage du temps de garde et des tâches[12].

suite, exemple des pays qui ont plus d'expériences que nous en la matière, les USA :
"En Amérique du Nord, des experts disconviennent maintenant des mérites de l’autorité parentale conjointe. Par exemple, la psychologue Judith Wallerstein, dont l’optimisme initial (1980) pour cette formule avait longtemps été exploité par le lobby des pères divorcés, jusqu’à ce qu’elle se dissocie explicitement, dans une lettre ouverte aux décideurs, de toute imposition ou présomption de garde partagée (joint custody), écrivait récemment : “Les enfants […] aux vies régies par des arrangements parentaux arrêtés devant un tribunal ou en médiation m’ont tous dit avoir eu l’impression de devenir des personnes de seconde classe, dépouillées des libertés que leurs pairs tenaient pour acquises. À leurs dires, plus ils avançaient en âge et en désir d’indépendance, moins ils avaient de droit de regard ou de contrôle sur leur horaire et sur la possibilité de décider du moment et du lieu où passer leur temps, notamment leur précieux temps de vacances. ” (Wallerstein, 2000 : 181-2).

Autre facteur crucial : la perpétuation des conflits entre parents – encouragée par le refus de réserver l’autorité parentale au parent gardien – a été qualifiée d’élément le plus nocif à l’intérêt des enfants par l’American Psychological Association (1995), dans un rapport synthétique sur les tenants et aboutissants de la violence domestique.

La législation californienne, souvent citée en exemple par le lobby des pères[13], a récusé en 1989 une présomption favorable à l’autorité parentale conjointe, après en avoir constaté les effets néfastes sur les enfants[14]. Les états du Colorado et du Maryland ont récemment fait de même. Ils l’ont fait en s'appuyant sur les résultats d’études empiriques comme celle de Mnookin et al. (1990), résumée par Côté (2000 : 33) : “ Les pères en situation de garde légale partagée ne cherchent pas à voir plus souvent leurs enfants que les pères non gardiens, ils ne communiquent pas davantage avec leurs ex-épouses et ne participent pas plus aux décisions concernant la vie de leurs enfants. ”. Elle cite deux études américaines concluant que moins de 25% des enfants censés être en résidence alternée vont dans les deux domiciles parentaux sur une base régulière. En 1994, au Canada, seulement 7% des enfants concernés par une ordonnance de garde partagée demeuraient autant chez leur père que chez leur mère (Gouvernement du Canada, 1999 : 22)."


Contribution du : 23/04 00:07:00

Et nicolasd92 lui donnait les précisions suivantes :
Citation
Réponse à Geai sur les fameux "héléne palma et martin dufresne".

Je ne veux pas faire trop long mais tout de même, ou-bien tu sais pourquoi ces 2 personnes travaillent, ou je te l'apprends.


Martin Dufresne est Secrétaire, Collectif masculin contre le sexisme -Canada-. Il est en fait traducteur et travaille pour des associations très marquées féministes, non pas du tout scientifiquement: associations très militantes dans une mouvance radicale-féministe au Canada et tenant elles aussi des positions très sexistes. Pour s'en convaincre, il faut lire ce qu'il écrit: Ontario Women Justice Network. Et quand j'écris radical, c'est Radical.

Hélène PALMA, professeure d'anglais et spécialiste garde parentale (d'après elle-même).

Le site Antipatriarcat est un site extrémiste, il est le siège d'édition de Martin Dufresne du "collectif masculin contre le sexisme". Le couple Martin Dufresne et Hélène PALMA (pour leur traduction commune) permettent le transfert du discours de combat entre la France et le Canada (voir comment H. Palma, animatrice du discours féministe web français, se fait passer pour expert psy dans l'émission d'Arte le 23 mars 2005).

- Plus comprendre le Féminisme au Canada -
Donc à force de lire les féministes français(es), on en vient très vite à lire des textes et des traductions de nos amis canadiens. Pour faire très simple dans l'explication de ce qui s'est produit au Canada (au Canada pourra dire le contraire):
(A) avant 1980, il y a le combat des femmes pour l'obtentions de droits égalitaires, qui se radicalise avec le rapport de Mmes Linda MacLeod et Andrée Cadieux annonçant 300,000 femmes batues
(B) en 1989, il se produit un cataclysme national causé par la catastrophe meurtrière de Lépine, avec 14 femmes tuées
(C) la question de la femme devient un enjeu de société au Canada, qui accorde dorénavanant aux universités et ministères des crédits très conséquents (LE CONSEIL DU STATUT DE LA FEMME ET LE SECRETARIAT A LA CONDITION FEMININE EN DANGER)
(D) pendant que le mouvement féministe français se disperse, le Canada devient le second souffle des féministes françaises en perte d'intérêt
(E) en 1994 la leader féministe Linda MacLeod admet avoir commis une erreur sur le nombre de femmes batues (voir l'article d'Elisabeth Badinter plus haut). Depuis, les instituts statistiques canadiens travaillent à corriger le tir
(F) de 2000 à 2005, les statistiques n'arrêtent pas de remettre en cause le travail de leurs ainés quelques années plus tôt. Ainsi les méthodes sont revues, les anciennes réfutées, et les chiffres sur les violences entre homme et femme ne peuvent plus devenir un argument de combat sexiste (gourvernement canadien)

Maintenant, il ne plus dire qu'on ne savait pas. Donc simplement si ce sujet t'interesse, je veux bien, mais faisons un autre "nouveau sujet sur ce theme", car c'est totalement décalé avec la simple de demande de pères de pouvoir le rester (père) par le biais de la garde alternée.

[edit Didier]idem[/edit]
Nicolasd92

.

Contribution du : 23/04 10:53:53
« Modifié: mai 30, 2012, 08:43:13 am par Jacques »

Jacques

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En Hélène Palma dans le texte, Broken Link :
« Réponse #20 le: juillet 12, 2006, 09:22:59 am »
Continuons la récolte des preuves publiques de la haine sexiste de ladite dame :

http://www.richel.org/brokenlink/english/get_article.php3?id=3445

On le retrouve aussi en tête du fil
http://archives.forum.chiennesdegarde.org/index.php?lecture=103749&indexpage=8
cité par leirn chez les .HyènesdeGuerre.

Citation
Ces pauvres hommes quand même !!
ID: 3445
Location: 0
Author: Hélène Palma
Ref.: reactie op stuk in Elle, 2003
   Previous record Next record

Bonjour,

Pour la journée internationale de la femme, ELLE n'a rien trouvé de mieux que de publier une enquête consacrée aux hommes et à leur "mal-être" (ELLE n° 2984, 10 mars 2003). Je me suis procuré le corps du délit, bien que je ne "lise" ELLE que dans la salle d'attente du médecin...Et ça me suffit. J'ai donc lu l' "enquête". ELLE s'appuie sur une étude menée le 20 décembre 2002 auprès d'un échantillon restreint d'hommes: 48, dont les âges varient de 20 à 55 ans. La plupart appartient à des milieux aisés: "48 hommes ordinaires issus d'un milieu urbain et privilégié" p. 84.

Morceaux choisis.

* p. 84, l'article titre 'hommes au bord de la crise de nerfs'. Dorothée Werner, auteure de l'article, imagine un homme moderne qu'elle appelle Olivier et voici ce qu'Olivier nous dit:

" 'Elles sont passées d'un statut de servantes soumises à un modèle d'égoïsme, de carriérisme et de rivalité. Enterrée la domination de l'homme (maître, souverain, géniteur, banquier), place à des femmes de plus en plus exigeantes, complexes et paradoxales!'. Olivier regarde l'indépendance sexuelle et économique des femmes comme un 'violence'. 'Je suis l'héritier de cette violence, ajoute-t-il, que la société considère comme normale aujourd'hui'. Le grand ennemi d'Olivier, c'est évidemment le féminisme: 'Au nom de l'égalité des sexes, nous avons été déclarés coupables de toutes les fautes passées et dépossédés de tout. On nous a forcés à réprimer notre virilité en nous inhibant et en nous culpabilisant. On est coupables pour tous les errements des autres hommes, coupables de désir, de lâcheté, de machisme, de tout...'".

Les journalistes d' ELLE, même si elles concèdent que les femmes sont toujours très largement victimes de domination, n'en emboitent pas moins le pas à ces hommes. Avec force citations et déclarations complaisantes.

Les journalistes de ELLE ont donc divisé ces hommes en 4 grandes catégories d'âge.

* p. 86: les 45-55 ans Ils se disent 'dépossédés et déboussolés': "Pour ces quinquas, nous sommes des carriéristes revanchardes, vindicatives et frustrées. Et de moins en moins féminines avec ça. Des femmes-mecs qui, dopées par un discours politique et social favorable, carburent au désir de prendre tous les pouvoirs et d'entrer en compétition avec eux. Dans l'entreprise et à la maison, au boulot comme avec les enfants. Et à l'homme, que lui reste-t-il? Juste un ego en lambeaux. (....) Ce qui lui manque? La maman et la putain."

Des putes soumises, quoi...Tiens, c'est drôle, ça me rappelle le slogan de nos soeurs des banlieues. Leur slogan, mais le nôtre aussi. Nous sommes logées à la même enseigne.

* p. 90: les 35-45 ans. Ils sont 'blessés et amers'. Alors ELLE nous ressort le grand "drame" des pères: "Tant qu'on est mariés, ce sont nos enfants; une fois divorcés, ce sont leurs enfants".

"L'homme a toujours tort, il est sur un siège éjectable, la femme a le doigt sur le bouton."

"Demain ils s'imaginent en hommes-singes castrés, parqués comme des esclaves, entourés de femmes amazones, guerrières, lesbiennes... et-preuve suprême de notre domination (sic)- au volant de grosses voitures"

"Redevenir un homme, un vrai, c'est aussi se rabattre sur des étrangères soumises... Qu'on reconnaisse leur spécificité, qu'on les rassure sur leur virilité. Qu'on les laisse exprimer ce mélange de pouvoir et de fragilité! Souhaitons-nous autre chose?(sic!!)"

"Il faudra bien dire aux petites filles, un jour, que le prince charmant a des couilles (sic)" Nota: on le savait, merci!

Pour cette génération d'hommes-là, ELLE a interviewé Marcela Iacub, qui n'a pas peur d'affirmer que le droit fonctionne souvent en défaveur des hommes.... (je rappelle juste pour mémoire que seuls 4% des plaintes déposées par les femmes qui se font démonter le portrait par leur mec aboutissent. Mais en effet, nous sommes privilégiées. Pardon de déranger.) Marcela Iacub continue en disant que "la pension alimentaire est vécue comme une punition supplémentaire par les hommes". Rappelons quand même que Marcela Iacub est de celles qui méprisent le féminisme 'de la victime' comme elle dit: la loi sur le harcèlement sexuel l'agace beaucoup par exemple (article du Monde du lundi 10 mars 2003, p. 20). Marcela Iacub n'a sûrement jamais été touchée contre son gré, jamais été battue, ni violée, elle n'a sûrement jamais ressenti la révolte des femmes qui ont peur et mal. Elle a de la chance. Mais pas le droit, pour autant de ne pas regarder la réalité en face.

* p. 96: les 25-35 ans Ils sont 'résignés et inquiets'.
"Les femmes consomment du mec et abusent de lui sexuellement (sic!)".

* p. 100: les 20-25 ans
Ils sont 'subjugués et féminisés'.

* p. 106: une nouvelle donne
"Tordons le cou à ces clichés qui nous enferment, écrit ELLE, Non, nous ne sommes pas des Chiennes de Garde (sic!)lancées à vos trousses" p. 106. Merci pour le coup de sabot. ELLE a vraiment peur d'être catalogué du côté du combat pour le respect minimum dû aux femmes.

"Et si on divorce, on vous respectera comme père, on fera la différence entre lien conjugal et lien parental. Pour nous, c'est une évidence. Nous avons été le premier magazine féminin à dénoncer ces mères qui utilisent la pension alimentaire comme une arme antimec. Un des premiers aussi à vanter les mérites de la garde alternée". p. 112

Bravo mesdames. Quand on travaille chez ELLE, qu'on a un gros salaire et besoin de rien, sauf de coller ses gamins à Pierre et à Paul, tout ça c'est bien. Mais quand on a le RMI, ou au mieux le SMIC, qu'on vit en HLM et qu'on a un ex-mari violent auquel on a peur de laisser les enfants seuls, qu'est-ce qu'on fait? Et puis, vous les connaissez les effets de la garde alternée? Vous savez qu'elle peut être imposée dans n'importe quel contexte de divorce et séparation? Vous savez que les femmes ont du fait de la loi de mars 2002 toutes les peines à déménager? Vous pensez aux 2 millions de femmes battues qui doivent continuer à cotoyer leur agresseur? Redescendez sur terre: non, rien n'a changé. Et ce n'est pas d'écrire des articles comme ceux-là qui aidera les femmes. Au contraire.

J'ai pu lire partout dans cette enquête que l'ordre patriarcal était évoqué, non sans nostalgie, comme un système révolu: p. 108: "L'ordre patriarcal était injuste, bien-sûr, mais il instaurait la paix (sic!) entre les sexes." Pascal Bruckner, philosophe. p. 98: "Longtemps, il y eu un modèle, donné par le système patriarcal: le père était le chef de famille, détenteur de l'autorité". Denis Marquet, philosophe.

Je n'ai pas le sentiment que le Patriarcat ait vécu. Bien au contraire. Ce sont toutes les femmes, y compris les journalistes de ELLE, qui devraient se retrouver dans le slogan des filles dites 'de banlieue', qui ont à affronter exactement la même chose que nous toutes: la violence patriarcale.

S'apitoyer sur les conséquences que notre libération, nécessaire et vitale, peut avoir sur les hommes, est au mieux complaisant. Sinon suspect.

Hélène Palma membre de solidarité femmes grenoble (association de défense des femmes victimes de violences masculines) et de sos-sexisme.

Bien entendu, toute coïncidence avec les symptômes de la paranoïa de combat, ne saurait être que purement fortuite, et il serait prématuré de conclure...

Parce que si la tentation me prenait de conclure cette exhibition de haine générique, et avec mon bagage universitaire de victimologie, j'en concluerais qu'Hélène Palma est une faussaire, quand elle prétend être une victime de la violence d'un mari violent. Sa prose n'est en rien celle d'une authentique victime, mais celle d'une authentique perverse et sadique, qui monte des coups de toutes pièces, par intérêt stratégique. Exactement comme Hitler fit préparer par Heydrich des prisonniers politiques avec des uniformes polonais, afin d'en disposer les cadavres dans une mise en scène pour prétendre à une attaque polonaise sur un poste frontière du Reich. Exactement au bon timing pour que les troupes préalablement massées à la frontière puissent se ruer dès le lendemain sur la proie suivante dans le calendrier stratégique. C'était l'opération "boîtes de conserves", non ? Corrigez-moi si ma mémoire est infidèle.

Quant au ton général chez les .HyènesdeGuerre, bin, regardez ceci par exemple :
http://archives.forum.chiennesdegarde.org/index.php?lecture=103490
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:06:22 am par Jacques »

Jacques

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Les jets d'insultes d'Hélène Palma à JFH, sur le site du CSA.
« Réponse #21 le: juillet 12, 2006, 09:31:26 am »
Il est regrettable que le fil ne soit plus accessible que par le cache de Gougueule, mais on le trouve encore ainsi :

http://66.249.93.104/search?q=cache:OrcNP73Wn0AJ:www.csa.fr/outils
/forum/forum_detail.php%3FidD%3D23682+%22H%C3%A9l%C3%A8ne+Palma%22&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=26

(reconstituer cette ligne coupée en deux pour les besoins du format d'impression)

Citation
énième réponse à Monsieur Hogne alias le SAP

Auteur : Hélène Palma     
Adresse électronique : palmaln@wanadoo.fr
Date : 19 mai 2005

Cher Monsieur Hogne autrement surnommé le SAP, par référence à la théorie délirante du "syndrome d'aliénation parentale", inventée par Richard Gardner (qui s'est suicidé d'une bonne vingtaine de coups de couteau de boucher...)...

Je vois que votre logorrhée n'est pas en voie de guérison.
Mais j'ai juste une toute petite remarque à faire:

- l'agrégation est l'un des concours les plus difficiles de la fonction publique française (et l'agrégation dans june langue étrangère suppose de très olides connaissances) : donc, je suis certes une "simple agrégée" d'angalis, mais vous, qu'êtes-vous donc?

- Je suis aussi docteure de ma spécialité (à savoir l'histoire de la civilisation et de la pensée britanniques) : ce qui signifie que j'ai obtenu une thèse. On a beau dire que les titres ne changent rien à l'affaire, à vous lire, on se dit quand même que si...
Et si vous êtes réellement psychologue, il y a du souci à se faire pour les malheureus qui tombent entre vos mains!!

Désolée d'être aussi directe mais votre ton et votre absence d'arguments ne saurait susciter plus d'efforts...


Cordialement,


Hélène Palma.

Un bonjour à Jean-François au passage, confrère d'infortune, de la part d'un condamné à mort qui n'a sauvé que sa propre vie, et rien ni personne d'autre.


Maintenant que nous avons relu tout ce flot d'insultes, de mépris, et de haine sexiste, il faut se pencher surtout sur les deux derniers messages, celui contre Jean-François Hogne, et surtout celui contre tel numéro de Elle.

En effet, HP base toute sa campagne médiatique sur une mythique biographie de femme victime d'un homme violent. J'ai moi aussi étudié la victimologie, à l'université, et maintenant, je n'y crois plus du tout à cette biographie de "victime". A ce niveau de joie de nuire exhibée par HP, on n'est plus du tout une authentique victime : on est une authentique perverse qui monte des coups, de toutes pièces.

D'ailleurs, Adolf Hitler lui aussi, dans son Mein Kampf, avait falsifié de plus d'un an sa propre autobiographie, par opportunisme de marketing politique... Il a prétendu n'être arrivé à München qu'en 1913. Or les fiches de police ont prouvé qu'il y est arrivé en 1912, et ont révélé tous les logements qu'il y a occupé. La raison est simple à comprendre, et son mobile pour le dissimuler aussi : il fuyait le risque d'être mobilisé dans une guerre balkanique, vraisemblable en 1912. Et depuis 1918, il avait entamé une carrière de menteur professionnel dans la politique, spécialisé dans la haine de boucs émissaires. Fâcheux alors, et indésirable, d'avoir fui l'Autriche pour fuir le service militaire, pas très héros comme biographie...

Du coup, nous comprenons mieux la genèse de la paranoïa de HP, si hermétiquement verrouillée : elle n'est pas devenue paranoïaque de façon primaire, par persécution très jeune par un parent (selon le schéma janovien), mais de façon secondaire, par trouille que ses supercheries inavouables soient démasquées.

Elle a commis une faute tactique majeure en me couvrant de menaces : je ne m'occupais pas d'elle, et je ne perçais donc pas les supercheries de son autobiographie médiatique. Maintenant l'irréparable est fait : elle m'a menacé, et je suis tombé sur des preuves de sa supercherie constante.

On remarquera aussi la grande monotonie et la grande pauvreté des courriers d'insultes et de mépris, qu'ils me soient adressés, ou adressé à Jean-François Hogne. En effet l'auteure a toujours eu recours à l'emprunt culturel et à l'adhésion à une paranoïa collective, pour se confectionner une apparence de personnalité, dans le conformisme de sa secte.
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:07:07 am par Jacques »

Jacques

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Re : En Hélène Palma & Martin Dufresne dans le texte :
« Réponse #22 le: mai 30, 2007, 05:28:24 am »
Citation
Malgré nos multiples mises en garde et protestations, France 2 a
décidé de diffuser, le jeudi 13 mars 2003, dans le cadre del'émission
Envoyé Spécial, un documentaire très orienté sur l'inceste intitulé
"Divorces: l'arme du soupçon".
Le journaliste auteur de ce documentaire, Michel Guétienne, n'a pas
hésité à affirmer que les "fausses allégations" seraient "fréquentes"
et en "constante augmentation"; citons cette phrase extraite du
reportage:
"les cas de ces pères sont loin d'être isolés: des centaines,
peut-être des milliers ont à se battre dans un silence de plus en
plus pesant".
Pourtant, AUCUN chiffre n'est venu étayer l'affirmation du journaliste.
Ce sont même NOS renseignements qui ont permis à la présentatrice,
Guilaine Chenu, de rectifier les informations du reportage en
rappelant, lors de son entretien avec le journaliste, qu'au moins 92%
des enfants disent la vérité quand ils se plaignent d'agressions
sexuelles, compris dans un contexte de séparation/divorce.
Les chiffres que nous avons communiqués à France 2 sont sérieux et
objectifs. Ils émanent de multiples études réalisées en France et aux
Etats-Unis:
- Le rapport 'Violences en Famille' de l'Institut des Hautes Etudes
de la Sécurité Intérieure, 1997.
- l'étude 'the extent, nature and validity of sexual abuse
allegations in custody/visitation disputes' Child Abuse and Neglect
14, 1990 (Thoenes, Tjaden).
- l'étude 'False Allegations of sexual abuse by children and
adolescents' J Am Acad Child Adolesc Psychiatry, 1989 (Emerson, Boat).
- l'étude 'Current trends in child abuse reporting and fatalities:
the result of the 1993 annual fifty survey', Chicago: NPCA 1994 (Mc
Curdy, Daro).

Ce reportage nous a donc présenté quatre pères qui se disent
innocents des faits qui leur ont été reprochés par leurs enfants.
Cependant, aucun n'a témoigné à visage découvert. Pour quelle raison?
Trois d'entre ces pères ne disposaient, pour prouver leur innocence,
que d'un 'non-lieu'. La rédaction de France 2 ignore-t-elle qu'un
non-lieu ne revient en aucun cas à innocenter le présumé coupable? Un
non-lieu signifie simplement qu'au terme de son enquête, le juge
d'instruction a estimé ne pas disposer de suffisamment d'éléments
pour renvoyer la personne devant une Cour Correctionnelle ou
d'Assises. Une instruction conclue par un non-lieu peut être
réouverte à l'occasion de la survenue d'un élément nouveau.
Nous connaissons de nombreux enfants victimes dont les dossiers
pourtant forts de preuves accablantes contre leur agresseur se
concluent par un non-lieu....
Quant au quatrième père, il venait d'être jugé en Correctionnelle (et
disposait cependant d'un droit de visite libre sur son enfant...).
Quand on sait combien les dossiers doivent être lourds pour ne pas
être frappés de non-lieu, on se dit qu'un dossier qui fait l'objet
d'un renvoi en Correctionnelle ne peut pas être vide. Quel sens
alors, accorder à cette relaxe?
Il existe pourtant des observateurs objectifs qui ont souligné les
carences flagrantes de la justice française en matière
d'inceste : l'ONU a dépéché en 2002 un Rapporteur spécial auprès de la
France, M. Juan Miguel Petit.
M. Petit a pu observer ce qui suit lors de sa visite en France:
"Dans un nombre croissant de cas, des parents séparés, généralement
la mère, choisissent d'emmener leur enfant à l'étranger plutôt que de
se plier à une décision de justice qui accorde des droits de visite
ou la garde de l'enfant au présumé agresseur, ce qui exposerait
l'enfant à de nouvelles atteintes sexuelles.Il s'est même trouvé des
juges et des avocats en France, qui, comprenant les carences du
système judiciaire français, ont officieusement conseillé à ces
parents de fuir. Ces parents s'exposent alors au risque de subir des
poursuites pénales, tant en France que dans le pays où ils se sont
réfugiés".
On ne peut être plus clair. Pourtant, le travail de M. Petit, que
nous avons pris soin de communiquer à l'équipe d'Envoyé Spécial en
début de semaine, n'a été que très brièvement évoqué par Guilaine
Chenu lors de son entretien avec le journaliste auteur du
documentaire.
Comment une équipe de journalistes traitant de la question de
l'inceste pouvait-elle ignorer le contenu d'un rapport aussi capital?

Le reportage a, à de nombreuses reprises présenté des éléments
choquants et invraisemblables:
- comment oser prétendre qu'une adolescente d'une douzaine d'années,
qui FUIT littéralement son père en le reconnaissant est "manipulée"
par sa mère. Pourquoi cette fillette ne serait-elle pas tout
simplement une victime? A AUCUN moment cette hypothèse n'a été
envisagée par les journalistes....
- comment oser nous faire croire que des policiers interviennent sur
simple appel téléphonique de la mère contre un père venu rôder autour
de l'école des enfants, SINON parce qu'ils ont une raison excellente
et surtout officielle de le faire?
- comment a-t-on osé nous présenter des témoins et des citations de
documents qui allaient tous absolument dans le même sens: celui de
la négation pure et simple de la parole de l'enfant?
Citons. Christine Gaillard, psychologue (qu'on nous a présentée comme
une psychiatre). Paul Bensussan, psychiatre, auteur d'un livre plus
que controversé "Inceste: le piège du soupçon". Marie-Lise Le
branchu, ex-garde des Sceaux, qui n'avait pas hésité à affirmer à
Bernard Valadon que la justice française fonctionne très bien (voir
Le Livre de la Honte, Laurence Beneux et Serge Garde, p. 210). Le
rapport Ministériel d'octobre 2001 'Abus sexuels sur mineurs dans un
contexte de séparation familiale', dont l'équipe de travail (l'un des
membres en était d'ailleurs Paul Bensussan) avait réservé un accueil
plus que distant au Collectif Féministe Contre le Viol, pourtant
détenteur de données absolument incontournables sur le sujet (voir Le
Livre de la Honte, p. 211)

Où étaient les experts de l'écoute de la parole des enfants? Où
étaient les docteurs Pierre Sabourin, Catherine Bonnet, Christian
Spitz?
Où étaient les associations de défense des enfants?

Nous sommes absolument indigné-e-s et choqué-e-s qu'une telle
entreprise de désinformation ait été tolérée dans le cadre d'une
émission du Service Public qui se veut sérieuse.
Nous entendons donner toute la publicité nécessaire à nos protestations.

Cordialement

Sonia Pizel présidente nationale de l'association "Sauver l'Enfance en Danger"
Fabienne Noble, vice-présidente nationale et présidente région
Rhône-Alpes de l'association
Hélène Palma, vice-présidente région Rhône-Alpes de l'association.

http://archives.forum.chiennesdegarde.org/index.php?lecture=103493&indexpage=4
« Modifié: novembre 22, 2008, 06:09:12 am par Jacques »

Jacques

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Des professeurs de créationnisme, au Texas ?
« Réponse #23 le: décembre 21, 2007, 11:51:03 pm »
roger gonnet a écrit :
> EUROPE 1 / jeudi 20 décembre 2007
>
> http://www.europe1.fr/informations/articles/776196/le-creationnisme-bientot-reconnu-au-texas-?.html
>
>
> Le créationnisme bientôt reconnu au Texas ?
>
>
> Aux Etats-Unis, le Texas est à deux doigts de reconnaître le
> créationnisme comme discipline de travail susceptible de déboucher sur
> un diplôme. Le créationnisme est cette théorie entièrement fondée sur
> une lecture à la lettre de la Bible pour expliquer les origines du
> monde. Une commission d'inspecteurs de l'éducation de l'Etat vient de
> rendre un rapport en faveur d'une organisation chrétienne qui souhaite
> former des professeurs de science sur la base du créationnisme.
>
>
> Le Texas s'apprête à valider la demande d'une église : c'est à dire la
> mise en place d'un diplôme de créationnisme. C'est une nouvelle étape
> dans l'opposition avec le darwinisme, la théorie de l'évolution. Une
> organisation chrétienne demande officiellement que l'on forme des
> professeurs pour au final leur délivrer un diplôme de créationnisme.
>
> Une commission d'évaluation a donné son feu vert. La demande de
> certification a été déposée par l'Institut de Recherche sur la création,
> un organisme partenaire de plusieurs dizaines d'établissements scolaires
> chrétiens privés mais qui tient absolument à entrer sur le marché des
> écoles publiques. Les étudiants qui souhaitent rentrer dans cette
> Université doivent professer leur foi dans l'authenticité de la Création
> telle que la raconte la Genèse dans la Bible, autrement que Dieu a créé
> les animaux et les hommes tels qu'ils existent aujourd'hui, le tout en
> moins de 6 jours et il y a un peu moins de 10. 000 ans.
>

Cré vingt guioux ! On comprend mieux pourquoi le couple de plume Hélène Palma - Martin Dufresne chérit à ce point le système de pouvoir judiciaire au Texas :
http://deonto-famille.info/index.php?topic=25.0
Citation "Un projet de loi est actuellement à l'étude au Texas; le syndrome d' alienation parentale risque fort d'être définitivement écarté des tribunaux familiaux : parce qu'il ne repose sur aucune base scientifique.

Adaptation française: Martin Dufresne et Hélène Palma

******************************************

Projet de loi n° 1903, Assemblée législative du Texas, déposé en mars 2003 afin d'interdire toute référence au prétendu " syndrome d'aliénation parentale " (syndrome d' alienation parentale)"

Fin de citation.

Petit commentaire scientifique :
Là Richard Gardner avait travaillé comme un cochon, pour des raisons
hélas territoriales.
Il a voulu donner un baptême qui fasse professionnel et psychiatre,
mais qui éloigne l'entendement populaire, et qui déroute ces gens fort
incultes et fanatiques que sont les magistrats en affaires familiales.
Il suffisait de dire en termes de tous les jours : dressage des
enfants à servir d'aide-bourreaux contre un de leurs parents.

Là, même un juge n'aurait eu aucune difficulté pour saisir qu'il
s'agit d'une action criminelle, condamnée par les lois. Sans préjudice
de l'endommagement psychique majeur produit sur l'enfant par cette
corruption d'origine parentale.

Alors qu'en s'isolant sous un baptême à lui tout seul, Richard Gardner 
coupait les liens avec les autres modes d'aliénation sous direction
parentale, les autres invasions de l'enfant par des délires familiaux
ou parentaux, et avec les autres modes de contage de la maladie
mentale. Cette isolation faisait de la fausse science avec de bonnes
observations. On en est rendus au point où des paranoïaques rivales
dans des sectes rivales, se battent à coups de fausses sciences
rivales :
A ma gauche Olga Odinetz qui exige que l'Acalpa (Association contre
l'aliénation parentale) ne soit qu'au service de sa seule gloire, sous
direction autocrate et suspicieuse,
à ma droite les Hélène Palma, Jacqueline Phellip, Michèle Dayras, et
autres "L'enfant d'abord", qui font carrière politique dans la guerre
sexiste,  poursuivent leur guerre sexiste par tous moyens, et
exploitent jusqu'à la dernière goutte de sang, des enfants
janissaires dans leur guerre à mort contre les pères et la paternité.
« Modifié: décembre 23, 2007, 12:32:45 am par Jacques »

Jacques

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Récidives. En Hélène Palma dans le texte :
« Réponse #24 le: novembre 22, 2008, 06:24:45 am »
A l'audience, l'avocat de la dame Palma faisait valoir au tribunal que toutes les outrances sexistes de ladite dame appartenaient à son lointain passé militant, au temps où elle était une MB, mais que maintenant qu'elle avait un compagnon, elle était devenue une femme normale...

On ne s'étonnera pas qu'un avocat mente à l'audience : il est payé pour cela, et il jouit de l'immunité de plaidoirie, quelque fraude qu'il monte.

Voici la preuve qu'elle ne fait pas exception à la règle clinique qui constate que les paranoïaques ne guérissent jamais. Tout au plus peuvent-ils poser les armes temporairement, et par de purs calculs tactiques. Ils ne redeviennent jamais des gens normaux. Oui, aimeriez-vous objecter, mais l'expérience amoureuse et les orgasmes sont tellement efficaces pour nous faire évoluer, pour nous faire bouleverser nos habitudes et nos valeurs. C'est si visiblement étudié pour, par l'évolution !
Taratata ! Nous parlons ici de paranoïaques, de psychotiques perfectionnés et bunkerisés, et non pas de gens normo-névrosés.
S'il est un fait que j'ai durement appris, durant les dix-neuf dernières années et dix mois de mon mariage, qui comportait plus de trente-quatre ans, c'est que les paranoïaques baisent atrocement mal, ne jouissent pas, ont une terreur de la jouissance et de la perte du contrôle total qu'elle risque d'apporter, voire se consacrent à une comptabilité serrée afin d'être certaines de ne jamais accorder plus d'un cinquième des attentions qu'elles reçoivent. Elles jouent un jeu à somme négative : "Qu'importe combien j'y perds, pourvu qu'il y perde bien davantage !"

Mâles ou femelles, les paranoïaques sont incurables, en l'état actuel de la science en psychopathologie, et de l'art de la thérapie sous mandat. Certes les endorphines de l'amour et l'ocytocine des orgasmes font des miracles, mais les paranoïaques vivent sur un réglage de vie anocytocique. Les femmes paranoïaques ne se contentent pas d'être MB, elles prennent grand soin de n'être pas baisables.

La récidive de la dame Palma était donc hautement prévisible.
La voici : http://sisyphe.org/spip.php?article2941
Haïr demeure son but de vie.

Citation
Lundi 5 mai 2008

La percée de la mouvance masculiniste en Occident

par Hélène Palma, maître de conférence en études anglophones

Avant de parler du masculinisme, il faudrait commencer par en donner une définition. Je vais l’emprunter à Michèle Le Doeuff, puisque c’est elle qui a créé ce terme.

Voici ce qu’elle nous dit : « Pour nommer ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai forgé le terme de masculinisme. » (1)

Ainsi, Michèle Le Doeuff considère comme masculiniste tout discours, toute pensée centrés sur les seuls hommes et leurs seuls intérêts.

Je dirais pour ma part que le masculinisme aujourd’hui en Occident, c’est une lame de fond, une idéologie rampante, un état d’esprit à l’égard des hommes et des femmes, qui tend à affirmer que les premiers sont victimes des « excès » des secondes. Les femmes, entend-on dire ici et là, auraient exagéré. Elles auraient obtenu « trop » de droits, de libertés et aujourd’hui, dit cette idéologie, elles seraient devenues incontrôlables. Le remède, entend-on encore murmurer, ce serait que les femmes soient rappelées à l’ordre.

Afin de donner une définition plus concrète, on pourra dire que cette idéologie, en fait très ancienne, (on peut affirmer que tout patriarcat est masculiniste) a pris, au cours des dernières décennies, la forme d’une mouvance d’une radicalité extrême dont l’objectif non avoué, mais évident, est d’entraver la liberté des femmes que les acteurs de cette mouvance ne considèrent pas comme leurs égales.

Je vais essayer d’être encore plus précise en désignant quelques groupes qui s’illustrent de manière très spectaculaire à l’intérieur de cette mouvance : à ma connaissance ce sont les groupes de défense des droits des pères, mais plus généralement les groupes d’hommes qui forment aujourd’hui le gros du bataillon masculiniste (mais comme nous le verrons, ce ne sont pas les seuls). Des hommes, des pères, donc, qui se lamentent sur la prétendue précarité de leur condition.

Or, à diplôme égal, ils sont mieux payés que les femmes à raison de 20% en moyenne dans le secteur privé, ils sont dotés d’emplois stables à responsabilité bien plus fréquemment que leurs collègues féminines, leur carrière n’est jamais entravée par d’inopportunes grossesses, ils sont peu sollicités pour le soin aux enfants qui n’occupe qu’une mince part de leur journée et ils contribuent encore faiblement aux tâches domestiques en général (2).

Sur le plan judiciaire ils sont encore trop peu poursuivis et trop souvent excusés lorsqu’ils se laissent aller à des violences domestiques, comme le rappellent les statistiques de classement sans suite des plaintes de femmes pour violences domestiques ainsi que des travaux de sociologie. (3).

En fait, le groupe le plus privilégié de notre société patriarcale prétend être gravement lésé et s’exprime dans ce sens depuis une quarantaine d’années. Ces hommes dénoncent le plus souvent le féminisme comme la cause première de leur mal-être et souhaitent ouvertement un retour en arrière.

1. Les conditions d’émergence de cette mouvance

      a. Pensions alimentaires

Les premiers regroupements d’hommes ont commencé à apparaître dans les années 1950 lorsque le divorce s’est développé aux Etats-Unis : un nombre croissant d’hommes divorcés s’est alors trouvé dans l’obligation de payer une prestation compensatoire à leur ex-femme et une part contributive à l’éducation des enfants. Barbara Ehrenreich fait explicitement allusion à cette contestation du paiement de la pension alimentaire par des hommes dès la moitié du XX° siècle dans son livre The Hearts of Men : American Dreams and the Flight from Commitment (1983) : « Why should a man give his ex-wife alimony and child-support when she is just as capable » (4).

      b. Droit d’accès aux enfants

Un peu plus tard, dans les années 1970-80, la rhétorique de ces regroupements d’hommes divorcés a sensiblement changé d’allure. Il n’était plus question seulement d’argent, un argument qui ne rendait pas leur cause très sympathique, mais de douleur d’être quitté, de chagrin de ne plus voir suffisamment leurs enfants, selon eux indûment laissés au soin exclusif de leurs mères. C’est en médiatisant cette souffrance face à des femmes qui, disent-ils, détruisent leur vie par égoïsme, afin de poursuivre leur carrière ou suivre un autre homme en emmenant avec elles leurs enfants, que les groupes de pères ont réussi à s’attirer la sympathie de la société. Susan Faludi montre combien le film Kramer contre Kramer, par exemple, est emblématique du discours qui a alors commencé à se développer autour des questions de garde d’enfant (5). Kramer contre Kramer met en effet en scène un couple qui divorce et souligne très pesamment la souffrance de ce père inquiet de perdre la garde de son fils. Plus récemment, on pourrait citer le très populaire Madame Doubtfire qui, mêlant humour et pathos, conduit le spectateur à plaindre de tout son cœur ce pauvre père victime d’un divorce et privé de l’affection de ses enfants.

Il est très important ici de souligner que les groupes de défense des droits des pères ne se sont jamais placés sur le plan de la réflexion constructive sur les problèmes de société qu’ils soulignent : ils ne se sont pas intéressés aux raisons profondes expliquant l’augmentation des divorces, ont très rarement abordé la notion de violence intra-familiale, celle de domination masculine ou encore celle de travail parental. Pour le dire autrement, il apparaît assez clairement que l’objectif de ces regroupements n’a jamais été la réflexion politique sur des questions de société mais la revendication pure et simple.

2. Le masculinisme qui est-ce ? Les acteurs en France, en Europe et ailleurs

Comme cela a été indiqué plus haut, ce sont bien les groupes de pères et les groupes d’hommes qui forment le gros des troupes masculinistes aujourd’hui mais leur discours est repris bien au-delà de la sphère de leurs seuls cercles associatifs et réseaux d’influence.

      a. Les groupes de défense des pères

Ce sont, comme leur nom l’indique souvent clairement, des associations dont le but est de lutter pour que les pères divorcés maintiennent un lien avec leurs enfants malgré la séparation ou le divorce. Martin Dufresne dirait que c’est la branche « paternelle » du mouvement masculiniste. On en trouve dans tous les pays du monde. Leur discours sont très souvent comparables, leurs revendications aussi.

En lançant sur Google une recherche à partir des mots « groupes de pères divorcés/divorced fathers’ groups », on obtient plusieurs centaines de réponses renvoyant pour la plupart vers les sites d’associations de défense des droits des pères. Pour la France, on compte environ une vingtaine d’associations de défense des pères divorcés ou séparés, toutes sont présentes sur internet. Les plus célèbres sont SOS Papa, qui possède différentes antennes régionales, le Mouvement de la Condition Paternelle ainsi que l’association dissidente du Nouveau Mouvement de la Condition Paternelle. Leurs noms peuvent parfois ne pas contenir de référence explicite à la paternité : SOS Divorce est dans ce cas mais il ne fait aucun doute, à lire les textes contenus sur le site de cette association, qu’il s’agit là encore d’un groupe de défense des droits de pères divorcés.

Ailleurs se sont formés des groupes plus ou moins originaux, plus ou moins provocateurs. Le groupe Fathers 4 Justice en Grande-Bretagne est spécialiste des coups d’éclat d’assez mauvais goût : des messieurs déguisés en batman ou en spiderman se promènent devant des monuments historiques ou sur des grues pour crier leur douleur tandis que leurs camarades aspergent de poudre violette (violette en référence à l’une (6) des couleurs choisies par les suffragettes lorsqu’elles menaient combat pour obtenir le droit de vote) des députés à la Chambre des Communes. Aux Etats-Unis et au Canada se trouvent sans doute les groupes au discours et aux actions les plus violents, avec des menaces explicites adressées aux politiques si leurs revendications ne sont pas satisfaites (7).

      b. Les groupes d’hommes

Ce sont des associations aux objectifs plus généraux, beaucoup moins spécialisées que les associations de pères. Elles ont cependant en commun avec ces dernières de revendiquer avec virulence des droits et, comme elles en ont l’outrecuidance, l’égalité.

C’est la Condition Masculine qui en France représente le mieux ce type d’associations. Le nom complet de cette association est toutefois « Condition masculine-soutien de l’enfance, sos divorce pour les pères », ce qui indique que ce groupe s’intéresse aussi beaucoup à la cause des pères divorcés.

Ailleurs on trouve de nombreux regroupements d’hommes se disant contents d’appartenir au genre masculin : « content d’être un gars », déclare Yves Pageau, animateur du site internet garscontent.com, qui regorge d’injures à l’encontre des féministes et des juges. D’autres masculinistes légèrement plus subtils s’enorgueillisent de leurs titres universitaires mais signent tout de même des ouvrages au titre sans équivoque : « Homme et fier de l’être » d’Yvon Dallaire, qui se définit comme psychologue, sexologue, auteur et conférencier.

Aux Etats-Unis on trouve encore le groupe d’hommes « Promise keepers », groupe d’hommes évangélistes qui promeuvent et revendiquent les valeurs patriarcales de chef de famille, de protecteur et de père.

      c. Retentissement du discours masculiniste au-delà de la sphère d’influence de ces associations

L’apitoiement sur la condition paternelle/masculine est devenu un thème classique de la presse depuis quelques années. Dans de nombreux medias, au cinéma, chez de nombreux auteurs, sociologues, philosophes, on retrouve ce même attendrissement sur le sort des hommes et plus particulièrement des pères, et, plus particulièrement encore, des pères divorcés.

Une rapide analyse de la presse permet de s’en rendre mieux compte : en 2003, pour le 8 mars, Elle consacre un dossier au malaise masculin (8) ; en janvier 2003, Le Nouvel Observateur sort un numéro hors-série consacré aux pères et intitulé « L’aventure de la paternité ». Les dérapages de manquent pas, depuis Jean Daniel s’interrogeant sur l’utilité du droit de vote aux femmes jusqu’à Dominique Youf contestant le droit d’accoucher sous X en passant par l’inévitable témoignage d’un père se disant victime de son ex-femme et des fausses allégations de leur fille.

La presse télévisée ne manque pas d’exemples non plus : en mars 2003, le magazine « Envoyé spécial » diffusait un reportage consacré à des pères prétendument victimes d’accusations mensongères d’inceste. Le reportage, « Divorces : l’arme du soupçon », n’envisageait à aucun moment la possibilité qu’un enfant se plaignant d’agressions puisse dire la vérité.

Chez les philosophes, Elisabeth Badinter s’intéresse depuis longtemps aux hommes, qu’elle plaint beaucoup, qu’elle qualifie de « sexe faible » dans XY et qu’elle décrit comme victimes des féministes dans Fausse route.

Chez les sociologues, les psychologues, les psychanalystes, depuis longtemps, la compassion à l’égard des hommes, des pères, et surtout des pères divorcés, est devenue une vieille habitude. Certains, comme Geneviève Delaisi de Parceval et Christine Castelain-Meunier, toutes deux auteures de livres consacrés à la paternité (9), ont longtemps fait partie du comité d’honneur de l’association SOS Papa.

Cet apitoiement généralisé pourrait être intéressant et constructif : les sociologues et les philosophes qui se penchent parfois en toute bonne foi sur la souffrance masculine pourraient en effet permettre d’entamer une réflexion sur le meilleur moyen d’aider à la fois les hommes et les femmes. L’ennui, c’est que sous le masque larmoyant qu’ils présentent à la société, qui émeut tant de journalistes, de philosophes et de sociologues, les masculinistes cachent un programme réactionnaire redoutable pour les droits fondamentaux des femmes.

3. Quel est leur discours ? Quelles sont leurs valeurs ?

      a. contestation des dispositions post-divorce relativement aux enfants et à l’argent

La revendication première des groupes d’homes et de pères, c’est de ne plus payer les pensions alimentaires et de voir leurs enfants plus souvent. Les arrangements de résidence alternée sont, de ce point de vue très intéressants, puisqu’ils permettent de fait la suppression du paiement de toute part contributive aux besoins des enfants. Cependant, la suppression de la pension alimentaire ne résout pas la question des écarts de salaire.

D’autre part, une résidence alternée, parce qu’elle est un mode de garde extrêmement contraignant, empêche tout déménagement : il devient donc impossible d’accepter un emploi loin de son domicile d’origine sous prétexte qu’on a un enfant en résidence alternée. Les femmes, dont la situation est plus souvent précaire que celle des hommes, sont donc professionnellement entravées par ce genre de dispositions.

      b. négation des violences domestiques/ contestation de statistiques sur ces violences/ affirmation que les hommes seraient aussi victimes

La plupart de ces groupes d’hommes, de pères et leurs relais sont toujours prêts à nier la réalité des violences commises à l’encontre des femmes. Beaucoup de groupes d’hommes/pères accusent les féministes de falsifier les chiffres des violences. Ainsi, le site internet du mouvement de la condition paternelle (10) ose titrer l’un de ses articles : « Les violences conjugales : une réalité largement maquillée » avec des petites phrases très intéressantes à souligner : « Lorsqu’il vous est annoncé des chiffres importants de violences conjugales, chacun trouve cela scandaleux et prend effectivement parti contre ces violences. Tout l’astuce de la propagande relève donc de ces chiffres. Or, dans les chiffres des violences conjugales, contrairement à ce que tout le monde imagine, il ne s’agit pas que de coups et blessures, mais aussi de tout ce que certaines femmes CONSIDERENT COMME VIOLENCE :
# Simples désaccords conjugaux sans aucun acte physique ou virulence verbale,
# Déceptions amoureuses,
# Contrariétés en tous genres,
# Simple non du mari à une dépense ou bien à une demande extravagante,
# Simple refus,
# "Violences" dites psychologiques
# Enfin tout ce qu’une femme peut ressentir comme une violence de près ou de loin parfois même de très loin...
Certains considèrent ceci comme des violences conjugales et contribuent à gonfler considérablement et artificiellement les chiffres. Il suffit donc de "présenter" ces chiffres avec un "savoir-faire typiquement féminin de la communication", ce en quoi les femmes sont passées expertes. On vous a donc manipulé, on vous a induit en erreurs ».

Une autre stratégie de ces groupes d’hommes consiste à prétendre que les hommes seraient autant battus que les femmes, sinon plus. Yvon Dallaire vantait en 2003 les mérites d’un livre intitulé L’homme battu, d’une certaine Sophie Torrent (11). La même année, en janvier, l’association SOS PAPA parvenait à intervenir dans une émission d’Yves Calvi, C’est dans l’air, sur la 5, consacrée à la violence conjugale et nous présentait quelques messieurs prétendument victimes de « coups de griffes » alors que des militantes du réseau Solidarité Femmes (12) étaient venues parler de meurtres de femmes.

On notera au passage que les interventions intempestives de Marcela Iacub et d’Hervé Le Bras, contre l’enquête ENVEFF en 2003, ainsi que le livre d’Elisabeth Badinter Fausse route la même année, s’inscrivent non seulement dans cet état d’esprit favorable aux hommes qui caractérise la société actuelle, mais ont également servi de caution morale et de soutien symbolique au discours developpé depuis des années par les groupes d’hommes et de pères.

Je souhaite enfin ajouter que cette négation générale des violences privées commises contre des femmes, des jeunes filles, des petites filles est puissamment appuyée et relayée par le discours tenu par certains psychologues, psychiatres, qui ne sont jamais à court d’imagination pour inventer de nouveaux concepts qu’ils présentent comme des « outils » permettant selon eux de distinguer les plaintes fondées des mensonges.

Richard Gardner est l’inventeur d’un concept parfaitement irrecevable (13) tant sur le plan scientifique que juridique (le SAP) qui consiste à invalider toute plainte d’inceste formulée par des enfants. Suicidé de plusieurs coups de couteau dans le ventre en 2003, Gardner continue pourtant à faire des ravages puisque son discours est largement repris et diffusé par des psychologues ou psychiatres tels que Ralph Underwager aux Etats-Unis, Hubert Van Gijseghem au Canada et en France ou encore Paul Ben Sussan en France.

      c. contestation du droit à l’avortement et à la contraception

Les groupes d’hommes réclament aussi le droit d’avoir un pouvoir de co-décision sur la poursuite ou non d’une grossesse, sur la décision d’avoir ou non des enfants (c’est-à-dire sur la liberté, pour une femme, de décider ou non d’avoir une contraception). Cet aspect de leur discours n’est pas toujours très aisé à déceler et c’est pourtant le plus dangereux. Dans le cadre de son enquête sur les milieux masculinistes, la réalisatrice Myriam Tonelotto est parvenue à obtenir les confidences de plusieurs masculinistes face à la caméra. Parmi eux, Lionel Palisse, d’une association masculiniste grenobloise, « La Condition Familiale et Parentale », déclare clairement que la co-décision doit prévaloir pour la poursuite ou l’arrêt d’une grossesse. Gilbert Claes, de l’association québécoise « L’après-rupture » déclare lui aussi qu’il est injuste que les femmes aient la haute main sur les questions liées à la procréation. Myriam Tonelotto a enfin montré qu’en dernier ressort, les hommes souhaitant interdire un avortement à une femme étaient capables de demander l’aide tactique et surtout juridique de groupes anti-avortement (14).

      d. remise en cause du droit au divorce

Beaucoup de représentants des groupes d’hommes et de pères expriment ouvertement cette idée : pour les hommes, le divorce est une catastrophe puisqu’ils se retrouvent du jour au lendemain à devoir assumer seuls des tâches domestiques et parentales qu’ils négligeaient jusque-là et à payer pension alimentaire et prestation compensatoire. Du point de vue financier, pratique et affectif, le divorce ne les arrange évidemment pas. Ces groupes sont donc activement à la recherche de moyens efficaces de l’empêcher. Parmi ces moyens figurent les conditions de la garde des enfants après le divorce : la résidence alternée, décriée par de nombreux médecins, contraignante, permettant un contrôle rapproché de l’ex-conjointe, est l’une des manières de dissuader les femmes de partir.

4. Quelles sont leurs stratégies ?

      a. réseautage sur internet

Ces groupes, fortement présents sur internet, sont reliés les uns aux autres par ce mode de communication. Cela leur permet d’échanger des idées et de se développer plus rapidement.

      b. lobbying auprès des organes législatifs des pays dans lesquels ils vivent

Les groupes de pères ont des stratégies de lobbying redoutables consistant à multiplier les antennes associatives locales, à harceler les députés de visites, courriers et courriels, à conquérir des hommes et des femmes politiques.

      c. noyautage d’instances para-judiciaires

De très nombreuses instances para-judiciaires ont été investies depuis très longtemps par des groupes de pères ou des associations proches d’eux ou plus simplement encore sensibles à leur discours.

Les lieux de rencontre « parents-enfants » dits « neutres » sont, par exemple, tout acquis à la cause des droits-intangibles-des-pères-quoi-qu’ils-aient-fait : ils participent ainsi activement au processus de revendication de « droits » pour les pères. Ils sont également en partie responsables du processus de décrédibilisation de la parole des femmes victimes de violences domestiques puisqu’à leurs yeux, même les hommes violents doivent pouvoir bénéficier de droits parentaux intacts (15).

Les lieux de médiation familiale participent eux aussi à ce processus de négation des violences puisque l’idée-maîtresse de la médiation familiale est qu’il faut absolument bannir tout ce qui pourrait alimenter le « conflit ». Une femme victime de violences, qui se plaint, devient systématiquement, aux yeux des médiateurs, une personne gênante et ennuyeuse.

      d. médiatisation extrême

La rhétorique des groupes d’hommes et de pères occupe le devant de la scène médiatique depuis de très nombreuses années. On ne compte plus les reportages au journal de 13h consacrés à de pauvres hommes victimes de séparations douloureuses, de fausses allégations de violences domestiques, d’inceste etc.

      e. intimidation, violence et calomnie

C’est sans doute l’aspect de leur stratégie qui permet le mieux de les situer. Tout est bon pour faire parler d’eux et pour faire taire leurs opposants.

Le groupe Fathers 4 Justice avait en 2006 programmé l’enlèvement, heureusement déjoué à temps, de Leo Blair, fils benjamin du Premier Ministre de l’époque. D’après Yannick Demers, du Collectif Masculin Contre le Sexisme, des groupes d’hommes vêtus de chemises noires (les « black shirts ») agressent des femmes repérées comme mères divorcées, mères célibataires (16). Mon exemple personnel mérite aussi d’être cité. Quelques masculinistes au verbe haut ont plusieurs fois tenté de me faire taire en lançant contre moi des campagnes de calomnie.

5. Résultats de leurs luttes et conséquences pour les femmes

      a. Modifications légales rapides

Les réformes du Code civil votées en moins de deux décennies en France (1987-2002) vont dans le sens souhaité par les groupes de pères. En 1987 est en effet instaurée la notion d’autorité parentale conjointe, en 2002 celle de résidence alternée des enfants, insidieusement et hypocritement étiquetée "résidence paritaire" tant par les groupes de pères que les partis politiques qui les ont soutenus (le PS en 2001-2002). Cela donne à penser que leur discours est manifestement porté jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir.

      b. Moindre mobilité géographique pour les femmes divorcées, difficultés grandissantes à se protéger d’un conjoint violent

La loi relative à l’autorité parentale votée en février 2002 à la hâte par une assemblée nationale pressée de fermer sa session avant les élections législatives est un véritable piège pour les femmes : en instaurant le régime de la résidence alternée autoritaire (17) des enfants en cas de séparation des parents, le législateur condamne les femmes qui se séparent, d’une part à renoncer à toute mutation/promotion professionnelle ou simplement offre d’emploi ailleurs que dans le lieu de résidence de l’enfant, d’autre part à rester à la merci d’un conjoint violent.

      c. Impossibilité quasi-totale de protéger les enfants de la violence d’un conjoint, responsabilité pénale engagée pour toute personne essayant de secourir femmes et enfants victimes de maltraitances (procès de l’association SEDIRE)

L’affaire, jugée cet été, qui impliquait une mère victime de violences domestiques et l’association dunkerquoise SEDIRE, membre du réseau national Solidarité Femmes, est emblématique de ce qui attend de nombreuses femmes victimes et ceux qui souhaitent leur venir en aide.

“Prison avec sursis pour une mère battue hébergée avec ses enfants par une association” ... titrait Le Monde après le verdict du tribunal correctionnel de Dunkerque rendu le 26 juillet 2007. Cette femme, victime de violences domestiques, s’était réfugiée auprès de l’association SEDIRE avec ses enfants, à l’insu de son mari. Elle a été condamnée à trois mois de prison avec sursis, à 800 euros de dommages et intérêts au profit de son époux, ainsi qu’à 1000 euros, toujours au profit de son époux, au titre du remboursement des frais de procédure (article 475-1).

L’association a été relaxée cette fois-ci mais à l’avenir, toute militante qui prendra l’initiative de venir en aide à une victime de violences et à ses enfants, sera passible de poursuites. En effet, comme l’ont déclaré les militantes de SEDIRE, “Il est important de dire que le Tribunal a bien précisé que l’association ne peut être poursuivie pour des faits antérieurs à janvier 2006, ce qui a pour conséquence directe que de mêmes faits postérieurs à janvier 2006 peuvent être poursuivis... Une telle décision met en difficulté toutes les femmes et toutes les associations.” (18)

Conclusion : la boucle est-elle bouclée ?

La description de l’avancée du mouvement masculiniste fait peur. On a bien le sentiment d’entrer dans une ère très difficile pour les femmes et pour les filles.

Il semble évident qu’à l’heure actuelle, divorcer ou se séparer deviennent des démarches de plus en plus complexes ; surtout si la séparation est demandée par la femme pour mettre fin à une situation de violence. A long terme, on peut prédire que les femmes risquent de se heurter à des difficultés grandissantes pour pratiquer un avortement sans demander son avis au futur père. Nos filles devront peut-être un jour obtenir l’accord de leur conjoint pour se faire prescrire une pilule contraceptive ou la pose d’un stérilet.

Ainsi, parce que l’opinion répandue est que les femmes ont obtenu tout ce qu’elles voulaient et même au-delà, voici que nous amorçons une période de régression (19).

* Ce texte est tiré d’une communication lue en octobre 2007 à l’Espace Femmes International de Genève (EFIGE), dans la revue duquel il a été publié.

Notes

1. Le Doeuff, Michèle,L’étude et le rouet, volume 1, 15).
Selon une dépêche de l’AFP duvendredi 20 juillet 2007 : devenir mère est toujours un frein à la carrière professionnelle pour les jeunes femmes, contrairement à leurs compagnons, qui pâtissent beaucoup moins de leur paternité, selon une étude du Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) publiée vendredi. Selon cette enquête, réalisée auprès de 16.000 jeunes sept ans après leur entrée sur le marché du travail, 32% des femmes déclarent que la naissance de leur premier enfant a eu une incidence sur leur emploi.Après cette première maternité, 17% des jeunes femmes passent ainsi à temps partiel, 11% changent de poste ou acceptent une mutation, 7% démissionnent de leur emploi et 4% prennent un congé parental à temps complet. Après un deuxième enfant, l’impact sur la carrière est encore plus fort, avec 35% des femmes qui réduisent leur temps de travail et 16% qui prennent un congé parental à temps complet. Chez les hommes, par contre, "être père ne semble pas avoir de conséquences sur leur situation professionnelle", souligne le Céreq, en constatant qu’enfants ou pas, "presque tous travaillent à temps plein au terme de leur septième année de vie active, et leur salaire ne varie guère en fonction du nombre d’enfants". 91% des pères déclarent ainsi que leur situation professionnelle n’a en rien été affectée par la naissance de leur premier enfant et, lorsque le deuxième arrive, 96% ne déclarent aucun changement. La principale explication, souligne le Céreq, est que ce sont toujours les femmes qui assument encore l’essentiel des charges domestiques, et la "spécialisation vers des rôles conjugaux traditionnels" s’accentue même au fur et à mesure que la famille s’agrandit. Passer l’aspirateur, préparer le repas du soir et faire les courses : les jeunes femmes s’acquittentpratiquementquatrefoisplusde ces travaux que les hommes.
3. Crime passionnel, crime ordinaire, d’Annick Houel, Patricia Mercader et Helga Sobota. « A l’inverse d’une définition qui prendrait en compte la position du sujet meurtrier, dans le discours journalistique c’est l’amour, toujours l’amour, l’éternel coupable, et l’utilisation du mot participe au processus de déresponsabilisation du criminel » (p 132). « Exemple extrême, Libération, le 21 mai 1993 a titré ‘Une famille se suicide’ pour rendre compte du fait qu’un homme avait tué sa femme et ses enfants, puis s’était donné la mort » (p. 82).
4. Page 159.
5. Susan Faludi, Backlash, Paris : Des Femmes, 1993, 294.
6. Les deux autres étaient le vert et le blanc.
7. Dans un documentaire diffusé en 2005 sur Arte, In Nomine Patris, Myriam Tonelotto, réalisatrice, était parvenue à faire sortir Gilbert Claes, membre de l’Après-Rupture (groupe de pères divorcés québécois) de ses gonds. Ce dernier avait déclaré devant la caméra que si les pères n’obtenaient pas ce qu’ils souhaitaient, des choses graves, comme le meurtre d’un juge par exemple, se produiraient.
8. "Hommes au bord de la crise de nerfs"
"Elles sont passées d’un statut de servantes soumises à un modèle d’égoïsme, de carriérisme et de rivalité. Enterrée la domination de l’homme (maître, souverain, géniteur, banquier), place à des femmes de plus en plus exigeantes, complexes et paradoxales !". Olivier regarde l’indépendance sexuelle et économique des femmes comme un "violence". « Je suis l’héritier de cette violence », ajoute-t-il. « Au nom de l’égalité des sexes, nous avons été déclarés coupables de toutes les fautes passées et dépossédés de tout. On nous a forcés à réprimer notre virilité en nous inhibant et en nous culpabilisant. On est coupables pour tous les errements des autres hommes, coupables de désir, de lâcheté, de machisme, de tout... » (Elle, n° 2984, 8 mars 2003, p 84).
9. Geneviève Delaisi de Parceval, auteur de La part du père, Paris :Le Seuil, 1981 ; Christine Castelain-Meunier, auteur de Cramponnez-vous les pères , Paris : Albin Michel, 1992.
10. www.interpc.fr/
11. Dallaire a lui-même écrit un livre sur ce sujet qu’il a intitulé Les violences faites aux hommes, une réalité taboue et complexe, 2002. (toute ressemblance avec une étude française consacrée aux violences faites aux femmes est bien entendue fortuite).
12. Fédération Nationale Solidarité Femmes
13. Voir l’article de Jennifer Hoult, « The Evidentiary Admissibility of Parental Alienation Syndrome », Children’s Legal Journal, 2006, (1-62).
14. Affaire Steven Hone évoquée dans le documentaire de Myriam Tonelotto, « In Nomine Patris » diffusé en mars 2005 sur la chaîne franco-allemande Arte.
15. Le rapport du professeur Henrion et de son équipe remis au gouvernement Jospin en 2001 (intitulé « Les femmes victimes de violences conjugales, le rôle des professionnels de santé ») spécifie pourtant que la violence d’un homme à son domicile est aussi dangereuse pour la conjointe que pour les enfants et que le risque pour les enfants d’être à leur tour frappés est accru (chapitre « Pédiatrie », 17).
16. Interview de Yannick Demers par Myriam Tonelotto dans le cadre de son enquête sur les milieux masculinistes (Voir le documentaire "In Nomine Patris").
17. Une résidence alternée peut être imposée quand bien même l’un des parents n’en voudrait pas.
18. femininlemporte.canalblog.com.
19. « On se fait engueuler parce que les hommes ont peur. C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien », Virgine Despentes, Elle (5 mars 2007, p 220).

Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 mars 2008.

Hélène Palma, maître de conférence en études anglophones


Haïr demeure son but de vie.
« Modifié: novembre 24, 2008, 03:01:56 am par Jacques »

Jacques

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Autre récidive d'Hélène Palma, fanatique de la guerre sexiste :
« Réponse #25 le: décembre 04, 2008, 09:53:18 am »
Autre récidive d'Hélène Palma, toujours fanatique de la guerre sexiste :

http://www.politis.fr/Le-pedocriminel-se-cache-t-il-ou-l,3515.html

Ne cherchez plus : le pédocriminel désigné, est par définition le père. Donc il faut renforcer le despotisme maternel !

Citation

Le pédocriminel se cache-t-il où l’on croit ?
par Christine Delphy, Hélène Palma
jeudi 17 avril 2008
   
Christine Delphy et Hélène Palma* contestent ici le portrait classique du pédophile en « monstre » égaré dans notre société, pour rappeler que le pédocriminel le plus fréquent se trouve dans l’entourage de la victime.

La loi passée en février 2008 par le Parlement et instituant une « rétention de sûreté » après la fin d’une peine de prison pour certains crimes, en particulier les viols d’enfants, a créé des remous dans l’opposition et les milieux judiciaires. Ceux-ci ont demandé, avec raison, au Conseil constitutionnel : n’est-il pas contraire aux libertés fondamentales de maintenir en détention quelqu’un non pour quelque chose qu’il a fait, mais pour quelque chose qu’il pourrait faire ? Est-ce la seule question à poser ?

Il faut se souvenir que cette loi, proposée à la suite du viol du petit Enis en août 2007 par un multirécidiviste, Patrice Évrard, procède de l’intention de protéger les victimes potentielles. Mais quelles victimes potentielles ? Et quels agresseurs cible ce texte ? À quel type de criminel sexuel les Français pensent-ils lorsqu’ils se prononcent quasi unanimement pour l’application immédiate d’une telle loi ? La plupart ont en tête un sombre individu qui, caché dans un bois, saute sur un enfant qui ne le connaît ni d’Ève ni d’Adam. Mais ce violeur venu d’ailleurs n’est pas le violeur type. Le pédophile le plus fréquent, comme le violeur en général, se trouve dans l’entourage proche, familial ou parafamilial, de sa victime.

D’après l’Observatoire national de l’action sociale centralisée (Odas), sur 19 000 enfants signalés comme étant « en danger » par les services sociaux en 2006, 4 300 ont subi des violences sexuelles à l’intérieur de leur famille [1]. Selon le Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance maltraitée (Snatem), l’inceste représente 75 % des agressions sexuelles sur enfants [2] . En 2006, le Collectif féministe contre le viol constate que 57 % des viols sur mineurs qui lui ont été signalés sont des viols par inceste [3]. Or, il est impossible pour un(e) enfant, et même pour un(e) adolescent(e), de se présenter seul(e) à un commissariat ou à une gendarmerie. La victime doit donc d’abord convaincre un(e) adulte de la réalité des faits, et c’est cet(te) adulte qui décide, ou non, de porter plainte ; ensuite, il faut que les policiers, gendarmes, procureurs, juges, le ou la croient...

Autant de difficultés qui portent à penser que le chiffre des plaintes ne reflète qu’une très petite partie des viols commis par des proches sur les mineurs(e)s, et que la prévalence du crime est très largement sous-estimée. Autant de difficultés qui font que le pédophile faisant partie de la famille ou des proches est rarement débusqué ; mais, même lorsqu’on le trouve, la justice ne paraît guère empressée d’instruire son cas, encore moins de le faire passer en jugement, encore moins de le condamner... ni même de l’empêcher de voir sa victime.

En 2003, la France a été sévèrement tancée au sujet du comportement de sa justice. L’ONU a diligenté un rapporteur spécial, Juan Miguel Petit, de la Commission des droits humains, afin qu’il enquête sur la situation française. Après avoir rencontré un grand nombre de représentants d’instances officielles, d’associations et de victimes, et examiné de nombreux dossiers d’agressions sexuelles incestueuses commises sur des mineurs(e)s non poursuivies par la Justice, M. Petit a rendu en 2002 et en 2003 un prérapport puis un rapport final, aux conclusions accablantes [4]. Celles-ci comportent des détails terrifiants sur les calvaires subis par des enfants abusés(e)s depuis l’âge de 3 ans, parfois depuis des années. Alors que ces sévices avaient été attestés par les expertises de médecins et de psychiatres, et que les mères des victimes avaient déposé de nombreux recours, les juges aux affaires familiales et les juges des enfants en charge de ces dossiers ont failli à protéger ces derniers. Ils ont refusé de suspendre les droits de visite des suspects, y compris dans les cas où ils faisaient l’objet d’une procédure pénale, ce qui aurait dû geler toutes les procédures civiles, dont les droits de garde et de visite [5].

Ce genre de révélations susciterait le scandale, s’agissant d’autres victimes ou d’autres agresseurs. Pourtant, la visite et les deux rapports de Juan Miguel Petit sont passés inaperçus en France alors que ses conclusions rejoignent les observations de nombreuses associations qui notent depuis longtemps la réticence de l’institution judiciaire à confondre non pas un agresseur sexuel inconnu mais un pédophile familier : un père, un grand-père, un frère, un cousin incestueux.

Dans son rapport, le Collectif féministe contre le viol, parmi les nombreuses agressions sexuelles familiales contre des mineurs(e)s qui lui ont été signalées, a choisi d’en suivre un certain nombre entre 1996 et 2000. Sa recherche montre que, sur 190 cas, 130 ont fait l’objet d’une plainte ; mais entre classement sans suite par le parquet, non-lieu à la suite de l’instruction et relaxe au procès, une seule condamnation a été prononcée. Malgré cela, même dans ces conditions d’extrême indulgence, le viol par inceste représente le cinquième des procès d’assises (chiffres du ministère de la Justice pour 1999) [6].

La réponse officielle faite par l’État français à M. Petit et à la Commission des droits humains de l’ONU est révélatrice du fond idéologique avec lequel fonctionne toute la justice et plus largement l’État : la France a soutenu que « la crédibilité des allégations faites par les mères concernant les abus sexuels commis contre leurs enfants était contestable du fait qu’elles étaient invariablement émises au cours de procédures de divorce [7] ». Pourquoi les allégations des pères sont-elles estimées plus crédibles par les juges ? Et comment les enfants et les femmes pourront-ils être protégé(e)s si on continue de partir de l’idée que les victimes de violence sexuelle mentent ?

Pourquoi la pédophilie continue-t-elle à susciter deux types de réaction selon qu’elle est le fait d’un proche de la victime ou d’un total étranger ? Cette loi votée, et heureusement inopérante pour le moment, vise-t-elle tous les violeurs d’enfants, y compris le papa, le tonton et l’ami de la famille, ou seulement les pédophiles « de rue » ? Voilà les questions dérangeantes qui n’ont pas été posées. On a voté une loi féroce qui, si elle s’appliquait, priverait une minorité de délinquants des protections ordinaires de la loi ; pendant que ­ pour que ? ­ la majorité des délinquants sexuels continuent à sévir en toute impunité. S’il s’agit de protéger les victimes d’agressions sexuelles, il serait plus simple, plus raisonnable et plus efficace, de commencer par les écouter.
Notes

[1] Odas, Protection de l’enfance, lettre de novembre2007, www.odas.net.

[2] Se reporter aux chiffres du Snatem de 1999 à 2002. Voir aussi : www.doctissimo.fr/html/sexualite/ma....

[3] Rapport agressions sexuelles incestueuses dans un contexte de séparation des parents ? : dénis de justice, 1999, Collectif féministe contre le viol. Numéro vert Viols femmes informations : 0800059595.

[4] Prérapport : http://193.194.138.190/Huridocda/Hu.... ; rapport final : http://193.194.138.190/Huridocda/Hu....

[5] Rapport final de M. Petit, p.14.

[6] www.cfvi.fr/modules/news/article.ph....

[7] Violences intrafamiliales sur enfants : le rapporteur de l’ONU en France, par Léo Thiers-Vidal et Hélène Palma, http://sisyphe.org/article.php3?id_....
* respectivement sociologue, directrice de « Nouvelles Questions féministes », et maîtresse de conférences à l’université de Provence.
   
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Oui, mais j'ai en mains la preuve que le mythe fondateur de la carrière politique de la dite Hélène Palma, selon lequel "Hélène Palma, "Ancienne victime de violences domestiques, ayant eu peur pour ma vie, et encore aujourd'hui pour celle de l'enfant que je suis obligée de laisser voir à l'homme qui m'a brutalisée", est un mensonge éhonté, un coup monté par elle et sa mère pour réaliser ni plus ni moins qu'un vol d'enfant.

Les couples mère-fille ont en commun avec les couples de lesbiennes, qu'ils sont stériles. Pour disposer néanmoins d'un cheptel d'enfants à leur guise, docilement façonnables comme janissaires de leur guerre sexiste, il leur faut voler les enfants d'un couple hétérosexuel, fertile.
Le couple infertile mère-fille se consacre à briser le couple conjugal fertile, donc le mari s'il ose résister. Non pas que le couple mère-fille s'aime, mais elles ont besoin l'une de l'autre pour exercer le pouvoir absolu, et pour voler les enfants du couple hétérosexuel, fertile.

Bien sûr, si la dame Palma était amendable, il faudrait lui laisser toutes ses chances, pour prendre un jour le chemin de la résipiscence... Les deux récidives ci-dessus démontrent que la guerre sexiste demeure sa raison de vivre, qu'elle ne cessera que lorsqu'il ne restera plus qu'un ou deux mâles sur Terre (et dans quel état ?). Aussi je prends soin que cette casserole de la fraude fondatrice de sa carrière politique reste une casserole bien attachée à sa queue, la plus bruyante possible.
« Modifié: mars 25, 2010, 07:23:40 am par Jacques »

Jacques

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Re : En Hélène Palma & Martin Dufresne dans le texte :
« Réponse #26 le: novembre 13, 2012, 06:14:29 am »
La mégalomane des forums se répandait en insultes contre Jean-François Hogne, dans les courriers du CSA :

http://aristeides.info/resources/Hogne_palma.htm

Avec l'accusation systématique et récurrente de "logorrhée délirante" contre tout opposant à sa dictature.

Jacques

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Re : En Hélène Palma & Martin Dufresne dans le texte :
« Réponse #27 le: mars 15, 2014, 04:18:08 am »
Autre récidive d'Hélène Palma, toujours fanatique de la guerre sexiste, 18 décembre 2009  :
http://lagitation.free.fr/?article50 ou à
http://www.cahiersdusocialisme.org/2010/09/05/la-percee-de-la-mouvance-masculiniste-en-occident/
Citation
La percée de la mouvance masculiniste en Occident
par Hélène Palma, 18 décembre 2009


"La description de l’avancée du mouvement masculiniste fait peur. On a bien le sentiment d’entrer dans une ère très difficile pour les femmes et pour les filles. [...] Ainsi, parce que l’opinion répandue est que les femmes ont obtenu tout ce qu’elles voulaient et même au-delà, voici que nous amorçons une période de régression."

Avant de parler du masculinisme, il faudrait commencer par en donner une définition. Je vais l’emprunter à Michèle Le Doeuff, puisque c’est elle qui a créé ce terme.

Voici ce qu’elle nous dit : « Pour nommer ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai forgé le terme de masculinisme. » [1]
Ainsi, Michèle Le Doeuff considère comme masculiniste tout discours, toute pensée centrés sur les seuls hommes et leurs seuls intérêts.

Je dirais pour ma part que le masculinisme aujourd’hui en Occident, c’est une lame de fond, une idéologie rampante, un état d’esprit à l’égard des hommes et des femmes, qui tend à affirmer que les premiers sont victimes des « excès » des secondes. Les femmes, entend-on dire ici et là, auraient exagéré. Elles auraient obtenu « trop » de droits, de libertés et aujourd’hui, dit cette idéologie, elles seraient devenues incontrôlables. Le remède, entend-on encore murmurer, ce serait que les femmes soient rappelées à l’ordre.

Afin de donner une définition plus concrète, on pourra dire que cette idéologie, en fait très ancienne, (on peut affirmer que tout patriarcat est masculiniste) a pris, au cours des dernières décennies, la forme d’une mouvance d’une radicalité extrême dont l’objectif non avoué, mais évident, est d’entraver la liberté des femmes que les acteurs de cette mouvance ne considèrent pas comme leurs égales.

Je vais essayer d’être encore plus précise en désignant quelques groupes qui s’illustrent de manière très spectaculaire à l’intérieur de cette mouvance : à ma connaissance ce sont les groupes de défense des droits des pères, mais plus généralement les groupes d’hommes qui forment aujourd’hui le gros du bataillon masculiniste (mais comme nous le verrons, ce ne sont pas les seuls). Des hommes, des pères, donc, qui se lamentent sur la prétendue précarité de leur condition.

Or, à diplôme égal, ils sont mieux payés que les femmes à raison de 20% en moyenne dans le secteur privé, ils sont dotés d’emplois stables à responsabilité bien plus fréquemment que leurs collègues féminines, leur carrière n’est jamais entravée par d’inopportunes grossesses, ils sont peu sollicités pour le soin aux enfants qui n’occupe qu’une mince part de leur journée et ils contribuent encore faiblement aux tâches domestiques en général [2].

Sur le plan judiciaire ils sont encore trop peu poursuivis et trop souvent excusés lorsqu’ils se laissent aller à des violences domestiques, comme le rappellent les statistiques de classement sans suite des plaintes de femmes pour violences domestiques ainsi que des travaux de sociologie [3].

En fait, le groupe le plus privilégié de notre société patriarcale prétend être gravement lésé et s’exprime dans ce sens depuis une quarantaine d’années. Ces hommes dénoncent le plus souvent le féminisme comme la cause première de leur mal-être et souhaitent ouvertement un retour en arrière.



1. Les conditions d’émergence de cette mouvance

a. Pensions alimentaires

Les premiers regroupements d’hommes ont commencé à apparaître dans les années 1950 lorsque le divorce s’est développé aux Etats-Unis : un nombre croissant d’hommes divorcés s’est alors trouvé dans l’obligation de payer une prestation compensatoire à leur ex-femme et une part contributive à l’éducation des enfants. Barbara Ehrenreich fait explicitement allusion à cette contestation du paiement de la pension alimentaire par des hommes dès la moitié du XX° siècle dans son livre The Hearts of Men : American Dreams and the Flight from Commitment (1983) : « Why should a man give his ex-wife alimony and child-support when she is just as capable » [4] .


b. Droit d’accès aux enfants

Un peu plus tard, dans les années 1970-80, la rhétorique de ces regroupements d’hommes divorcés a sensiblement changé d’allure. Il n’était plus question seulement d’argent, un argument qui ne rendait pas leur cause très sympathique, mais de douleur d’être quitté, de chagrin de ne plus voir suffisamment leurs enfants, selon eux indûment laissés au soin exclusif de leurs mères. C’est en médiatisant cette souffrance face à des femmes qui, disent-ils, détruisent leur vie par égoïsme, afin de poursuivre leur carrière ou suivre un autre homme en emmenant avec elles leurs enfants, que les groupes de pères ont réussi à s’attirer la sympathie de la société. Susan Faludi montre combien le film Kramer contre Kramer, par exemple, est emblématique du discours qui a alors commencé à se développer autour des questions de garde d’enfant [5] . Kramer contre Kramer met en effet en scène un couple qui divorce et souligne très pesamment la souffrance de ce père inquiet de perdre la garde de son fils. Plus récemment, on pourrait citer le très populaire Madame Doubtfire qui, mêlant humour et pathos, conduit le spectateur à plaindre de tout son cœur ce pauvre père victime d’un divorce et privé de l’affection de ses enfants.

Il est très important ici de souligner que les groupes de défense des droits des pères ne se sont jamais placés sur le plan de la réflexion constructive sur les problèmes de société qu’ils soulignent : ils ne se sont pas intéressés aux raisons profondes expliquant l’augmentation des divorces, ont très rarement abordé la notion de violence intra-familiale, celle de domination masculine ou encore celle de travail parental. Pour le dire autrement, il apparaît assez clairement que l’objectif de ces regroupements n’a jamais été la réflexion politique sur des questions de société mais la revendication pure et simple.



2. Le masculinisme qui est-ce ?
Les acteurs en France, en Europe et ailleurs

Comme cela a été indiqué plus haut, ce sont bien les groupes de pères et les groupes d’hommes qui forment le gros des troupes masculinistes aujourd’hui mais leur discours est repris bien au-delà de la sphère de leurs seuls cercles associatifs et réseaux d’influence.


a. Les groupes de défense des pères

Ce sont, comme leur nom l’indique souvent clairement, des associations dont le but est de lutter pour que les pères divorcés maintiennent un lien avec leurs enfants malgré la séparation ou le divorce. Martin Dufresne dirait que c’est la branche « paternelle » du mouvement masculiniste. On en trouve dans tous les pays du monde. Leur discours sont très souvent comparables, leurs revendications aussi.

En lançant sur Google une recherche à partir des mots « groupes de pères divorcés/divorced fathers’ groups », on obtient plusieurs centaines de réponses renvoyant pour la plupart vers les sites d’associations de défense des droits des pères. Pour la France, on compte environ une vingtaine d’associations de défense des pères divorcés ou séparés, toutes sont présentes sur internet. Les plus célèbres sont SOS Papa, qui possède différentes antennes régionales, le Mouvement de la Condition Paternelle ainsi que l’association dissidente du Nouveau Mouvement de la Condition Paternelle. Leurs noms peuvent parfois ne pas contenir de référence explicite à la paternité : SOS Divorce est dans ce cas mais il ne fait aucun doute, à lire les textes contenus sur le site de cette association, qu’il s’agit là encore d’un groupe de défense des droits de pères divorcés.
Ailleurs se sont formés des groupes plus ou moins originaux, plus ou moins provocateurs. Le groupe Fathers 4 Justice en Grande-Bretagne est spécialiste des coups d’éclat d’assez mauvais goût : des messieurs déguisés en batman ou en spiderman se promènent devant des monuments historiques ou sur des grues pour crier leur douleur tandis que leurs camarades aspergent de poudre violette (violette en référence à l’une [6] des couleurs choisies par les suffragettes lorsqu’elles menaient combat pour obtenir le droit de vote) des députés à la Chambre des Communes. Aux Etats-Unis et au Canada se trouvent sans doute les groupes au discours et aux actions les plus violents, avec des menaces explicites adressées aux politiques si leurs revendications ne sont pas satisfaites [7] .


b. Les groupes d’hommes

Ce sont des associations aux objectifs plus généraux, beaucoup moins spécialisées que les associations de pères. Elles ont cependant en commun avec ces dernières de revendiquer avec virulence des droits et, comme elles en ont l’outrecuidance, l’égalité.

C’est la Condition Masculine qui en France représente le mieux ce type d’associations. Le nom complet de cette association est toutefois « Condition masculine-soutien de l’enfance, sos divorce pour les pères », ce qui indique que ce groupe s’intéresse aussi beaucoup à la cause des pères divorcés.

Ailleurs on trouve de nombreux regroupements d’hommes se disant contents d’appartenir au genre masculin : « content d’être un gars », déclare Yves Pageau, animateur du site internet garscontent.com, qui regorge d’injures à l’encontre des féministes et des juges. D’autres masculinistes légèrement plus subtils s’enorgueillisent de leurs titres universitaires mais signent tout de même des ouvrages au titre sans équivoque : « Homme et fier de l’être » d’Yvon Dallaire, qui se définit comme psychologue, sexologue, auteur et conférencier.
Aux Etats-Unis on trouve encore le groupe d’hommes « Promise keepers », groupe d’hommes évangélistes qui promeuvent et revendiquent les valeurs patriarcales de chef de famille, de protecteur et de père.


c. Retentissement du discours masculiniste au-delà de la sphère d’influence de ces associations

L’apitoiement sur la condition paternelle/masculine est devenu un thème classique de la presse depuis quelques années. Dans de nombreux medias, au cinéma, chez de nombreux auteurs, sociologues, philosophes, on retrouve ce même attendrissement sur le sort des hommes et plus particulièrement des pères, et, plus particulièrement encore, des pères divorcés.

Une rapide analyse de la presse permet de s’en rendre mieux compte : en 2003, pour le 8 mars, Elle consacre un dossier au malaise masculin [8] ; en janvier 2003, Le Nouvel Observateur sort un numéro hors-série consacré aux pères et intitulé « L’aventure de la paternité ». Les dérapages de manquent pas, depuis Jean Daniel s’interrogeant sur l’utilité du droit de vote aux femmes jusqu’à Dominique Youf contestant le droit d’accoucher sous X en passant par l’inévitable témoignage d’un père se disant victime de son ex-femme et des fausses allégations de leur fille.
La presse télévisée ne manque pas d’exemples non plus : en mars 2003, le magazine « Envoyé spécial » diffusait un reportage consacré à des pères prétendument victimes d’accusations mensongères d’inceste. Le reportage, « Divorces : l’arme du soupçon », n’envisageait à aucun moment la possibilité qu’un enfant se plaignant d’agressions puisse dire la vérité.

Chez les philosophes, Elisabeth Badinter s’intéresse depuis longtemps aux hommes, qu’elle plaint beaucoup, qu’elle qualifie de « sexe faible » dans XY et qu’elle décrit comme victimes des féministes dans Fausse route.
Chez les sociologues, les psychologues, les psychanalystes, depuis longtemps, la compassion à l’égard des hommes, des pères, et surtout des pères divorcés, est devenue une vieille habitude. Certains, comme Geneviève Delaisi de Parceval et Christine Castelain-Meunier, toutes deux auteures de livres consacrés à la paternité [9] , ont longtemps fait partie du comité d’honneur de l’association SOS Papa.

Cet apitoiement généralisé pourrait être intéressant et constructif : les sociologues et les philosophes qui se penchent parfois en toute bonne foi sur la souffrance masculine pourraient en effet permettre d’entamer une réflexion sur le meilleur moyen d’aider à la fois les hommes et les femmes. L’ennui, c’est que sous le masque larmoyant qu’ils présentent à la société, qui émeut tant de journalistes, de philosophes et de sociologues, les masculinistes cachent un programme réactionnaire redoutable pour les droits fondamentaux des femmes.



3. Quel est leur discours ? Quelles sont leurs valeurs ?

a. contestation des dispositions post-divorce relativement aux enfants et à l’argent

La revendication première des groupes d’hommes et de pères, c’est de ne plus payer les pensions alimentaires et de voir leurs enfants plus souvent. Les arrangements de résidence alternée sont, de ce point de vue très intéressants, puisqu’ils permettent de fait la suppression du paiement de toute part contributive aux besoins des enfants. Cependant, la suppression de la pension alimentaire ne résout pas la question des écarts de salaire.

D’autre part, une résidence alternée, parce qu’elle est un mode de garde extrêmement contraignant, empêche tout déménagement : il devient donc impossible d’accepter un emploi loin de son domicile d’origine sous prétexte qu’on a un enfant en résidence alternée. Les femmes, dont la situation est plus souvent précaire que celle des hommes, sont donc professionnellement entravées par ce genre de dispositions.


b. négation des violences domestiques/ contestation de statistiques sur ces violences/ affirmation que les hommes seraient aussi victimes

La plupart de ces groupes d’hommes, de pères et leurs relais sont toujours prêts à nier la réalité des violences commises à l’encontre des femmes. Beaucoup de groupes d’hommes/pères accusent les féministes de falsifier les chiffres des violences. Ainsi, le site internet du mouvement de la condition paternelle [10] ose titrer l’un de ses articles : « Les violences conjugales : une réalité largement maquillée » avec des petites phrases très intéressantes à souligner :

Lorsqu’il vous est annoncé des chiffres importants de violences conjugales, chacun trouve cela scandaleux et prend effectivement parti contre ces violences. Tout l’astuce de la propagande relève donc de ces chiffres. Or, dans les chiffres des violences conjugales, contrairement à ce que tout le monde imagine, il ne s’agit pas que de coups et blessures, mais aussi de tout ce que certaines femmes CONSIDERENT COMME VIOLENCE :
# Simples désaccords conjugaux sans aucun acte physique ou virulence verbale,
# Déceptions amoureuses,
# Contrariétés en tous genres,
# Simple non du mari à une dépense ou bien à une demande extravagante,
# Simple refus,
# "Violences" dites psychologiques
# Enfin tout ce qu’une femme peut ressentir comme une violence de près ou de loin parfois même de très loin...

Certains considèrent ceci comme des violences conjugales et contribuent à gonfler considérablement et artificiellement les chiffres. Il suffit donc de "présenter" ces chiffres avec un "savoir-faire typiquement féminin de la communication", ce en quoi les femmes sont passées expertes. On vous a donc manipulé, on vous a induit en erreurs ».

Une autre stratégie de ces groupes d’hommes consiste à prétendre que les hommes seraient autant battus que les femmes, sinon plus. Yvon Dallaire vantait en 2003 les mérites d’un livre intitulé L’homme battu, d’une certaine Sophie Torrent [11] . La même année, en janvier, l’association SOS PAPA parvenait à intervenir dans une émission d’Yves Calvi, C’est dans l’air, sur la 5, consacrée à la violence conjugale et nous présentait quelques messieurs prétendument victimes de « coups de griffes » alors que des militantes du réseau Solidarité Femmes [12] étaient venues parler de meurtres de femmes.

On notera au passage que les interventions intempestives de Marcela Iacub et d’Hervé Le Bras, contre l’enquête ENVEFF en 2003, ainsi que le livre d’Elisabeth Badinter Fausse route la même année, s’inscrivent non seulement dans cet état d’esprit favorable aux hommes qui caractérise la société actuelle, mais ont également servi de caution morale et de soutien symbolique au discours developpé depuis des années par les groupes d’hommes et de pères.

Je souhaite enfin ajouter que cette négation générale des violences privées commises contre des femmes, des jeunes filles, des petites filles est puissamment appuyée et relayée par le discours tenu par certains psychologues, psychiatres, qui ne sont jamais à court d’imagination pour inventer de nouveaux concepts qu’ils présentent comme des « outils » permettant selon eux de distinguer les plaintes fondées des mensonges.

Richard Gardner est l’inventeur d’un concept parfaitement irrecevable [13] tant sur le plan scientifique que juridique (le SAP) qui consiste à invalider toute plainte d’inceste formulée par des enfants. Suicidé de plusieurs coups de couteau dans le ventre en 2003, Gardner continue pourtant à faire des ravages puisque son discours est largement repris et diffusé par des psychologues ou psychiatres tels que Ralph Underwager aux Etats-Unis, Hubert Van Gijseghem au Canada et en France ou encore Paul Ben Sussan en France.


c. contestation du droit à l’avortement et à la contraception

Les groupes d’hommes réclament aussi le droit d’avoir un pouvoir de co-décision sur la poursuite ou non d’une grossesse, sur la décision d’avoir ou non des enfants (c’est-à-dire sur la liberté, pour une femme, de décider ou non d’avoir une contraception). Cet aspect de leur discours n’est pas toujours très aisé à déceler et c’est pourtant le plus dangereux. Dans le cadre de son enquête sur les milieux masculinistes, la réalisatrice Myriam Tonelotto est parvenue à obtenir les confidences de plusieurs masculinistes face à la caméra. Parmi eux, Lionel Palisse, d’une association masculiniste grenobloise, « La Condition Familiale et Parentale », déclare clairement que la co-décision doit prévaloir pour la poursuite ou l’arrêt d’une grossesse. Gilbert Claes, de l’association québécoise « L’après-rupture » déclare lui aussi qu’il est injuste que les femmes aient la haute main sur les questions liées à la procréation. Myriam Tonelotto a enfin montré qu’en dernier ressort, les hommes souhaitant interdire un avortement à une femme étaient capables de demander l’aide tactique et surtout juridique de groupes anti-avortement [14] .


d. remise en cause du droit au divorce

Beaucoup de représentants des groupes d’hommes et de pères expriment ouvertement cette idée : pour les hommes, le divorce est une catastrophe puisqu’ils se retrouvent du jour au lendemain à devoir assumer seuls des tâches domestiques et parentales qu’ils négligeaient jusque-là et à payer pension alimentaire et prestation compensatoire. Du point de vue financier, pratique et affectif, le divorce ne les arrange évidemment pas. Ces groupes sont donc activement à la recherche de moyens efficaces de l’empêcher. Parmi ces moyens figurent les conditions de la garde des enfants après le divorce : la résidence alternée, décriée par de nombreux médecins, contraignante, permettant un contrôle rapproché de l’ex-conjointe, est l’une des manières de dissuader les femmes de partir.



4. Quelles sont leurs stratégies ?

a. réseautage sur internet

Ces groupes, fortement présents sur internet, sont reliés les uns aux autres par ce mode de communication. Cela leur permet d’échanger des idées et de se développer plus rapidement.


b. lobbying auprès des organes législatifs des pays dans lesquels ils vivent

Les groupes de pères ont des stratégies de lobbying redoutables consistant à multiplier les antennes associatives locales, à harceler les députés de visites, courriers et courriels, à conquérir des hommes et des femmes politiques.


c. noyautage d’instances para-judiciaires

De très nombreuses instances para-judiciaires ont été investies depuis très longtemps par des groupes de pères ou des associations proches d’eux ou plus simplement encore sensibles à leur discours.

Les lieux de rencontre « parents-enfants » dits « neutres » sont, par exemple, tout acquis à la cause des droits-intangibles-des-pères-quoi-qu’ils-aient-fait : ils participent ainsi activement au processus de revendication de « droits » pour les pères. Ils sont également en partie responsables du processus de décrédibilisation de la parole des femmes victimes de violences domestiques puisqu’à leurs yeux, même les hommes violents doivent pouvoir bénéficier de droits parentaux intacts [15] .

Les lieux de médiation familiale participent eux aussi à ce processus de négation des violences puisque l’idée-maîtresse de la médiation familiale est qu’il faut absolument bannir tout ce qui pourrait alimenter le « conflit ». Une femme victime de violences, qui se plaint, devient systématiquement, aux yeux des médiateurs, une personne gênante et ennuyeuse.


d. médiatisation extrême

La rhétorique des groupes d’hommes et de pères occupe le devant de la scène médiatique depuis de très nombreuses années. On ne compte plus les reportages au journal de 13h consacrés à de pauvres hommes victimes de séparations douloureuses, de fausses allégations de violences domestiques, d’inceste etc.


e. intimidation, violence et calomnie

C’est sans doute l’aspect de leur stratégie qui permet le mieux de les situer. Tout est bon pour faire parler d’eux et pour faire taire leurs opposants.

Le groupe Fathers 4 Justice avait en 2006 programmé l’enlèvement, heureusement déjoué à temps, de Leo Blair, fils benjamin du Premier Ministre de l’époque. D’après Yannick Demers, du Collectif Masculin Contre le Sexisme, des groupes d’hommes vêtus de chemises noires (les « black shirts ») agressent des femmes repérées comme mères divorcées, mères célibataires [16] . Mon exemple personnel mérite aussi d’être cité. Quelques masculinistes au verbe haut ont plusieurs fois tenté de me faire taire en lançant contre moi des campagnes de calomnie.



5. Résultats de leurs luttes et conséquences pour les femmes

a. Modifications légales rapides

Les réformes du Code civil votées en moins de deux décennies en France (1987-2002) vont dans le sens souhaité par les groupes de pères. En 1987 est en effet instaurée la notion d’autorité parentale conjointe, en 2002 celle de résidence alternée des enfants, insidieusement et hypocritement étiquetée "résidence paritaire" tant par les groupes de pères que les partis politiques qui les ont soutenus (le PS en 2001-2002). Cela donne à penser que leur discours est manifestement porté jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir.


b. Moindre mobilité géographique pour les femmes divorcées, difficultés grandissantes à se protéger d’un conjoint violent

La loi relative à l’autorité parentale votée en février 2002 à la hâte par une assemblée nationale pressée de fermer sa session avant les élections législatives est un véritable piège pour les femmes : en instaurant le régime de la résidence alternée autoritaire [17] des enfants en cas de séparation des parents, le législateur condamne les femmes qui se séparent, d’une part à renoncer à toute mutation/promotion professionnelle ou simplement offre d’emploi ailleurs que dans le lieu de résidence de l’enfant, d’autre part à rester à la merci d’un conjoint violent.


c. Impossibilité quasi-totale de protéger les enfants de la violence d’un conjoint, responsabilité pénale engagée pour toute personne essayant de secourir femmes et enfants victimes de maltraitances (procès de l’association SEDIRE)

L’affaire, jugée cet été, qui impliquait une mère victime de violences domestiques et l’association dunkerquoise SEDIRE, membre du réseau national Solidarité Femmes, est emblématique de ce qui attend de nombreuses femmes victimes et ceux qui souhaitent leur venir en aide.

“Prison avec sursis pour une mère battue hébergée avec ses enfants par une association” ... titrait Le Monde après le verdict du tribunal correctionnel de Dunkerque rendu le 26 juillet 2007. Cette femme, victime de violences domestiques, s’était réfugiée auprès de l’association SEDIRE avec ses enfants, à l’insu de son mari. Elle a été condamnée à trois mois de prison avec sursis, à 800 euros de dommages et intérêts au profit de son époux, ainsi qu’à 1000 euros, toujours au profit de son époux, au titre du remboursement des frais de procédure (article 475-1).

L’association a été relaxée cette fois-ci mais à l’avenir, toute militante qui prendra l’initiative de venir en aide à une victime de violences et à ses enfants, sera passible de poursuites. En effet, comme l’ont déclaré les militantes de SEDIRE, “Il est important de dire que le Tribunal a bien précisé que l’association ne peut être poursuivie pour des faits antérieurs à janvier 2006, ce qui a pour conséquence directe que de mêmes faits postérieurs à janvier 2006 peuvent être poursuivis... Une telle décision met en difficulté toutes les femmes et toutes les associations [18].



Conclusion : la boucle est-elle bouclée ?

La description de l’avancée du mouvement masculiniste fait peur. On a bien le sentiment d’entrer dans une ère très difficile pour les femmes et pour les filles.

Il semble évident qu’à l’heure actuelle, divorcer ou se séparer deviennent des démarches de plus en plus complexes ; surtout si la séparation est demandée par la femme pour mettre fin à une situation de violence. A long terme, on peut prédire que les femmes risquent de se heurter à des difficultés grandissantes pour pratiquer un avortement sans demander son avis au futur père. Nos filles devront peut-être un jour obtenir l’accord de leur conjoint pour se faire prescrire une pilule contraceptive ou la pose d’un stérilet.

Ainsi, parce que l’opinion répandue est que les femmes ont obtenu tout ce qu’elles voulaient et même au-delà, voici que nous amorçons une période de régression « [19].


* Ce texte est tiré d’une communication lue en octobre 2007 à l’Espace Femmes International de Genève (EFIGE), dans la revue duquel il a été publié.

[1] Le Doeuff, Michèle,L’étude et le rouet, volume 1, 15.

[2] Selon une dépêche de l’AFP du vendredi 20 juillet 2007 : devenir mère est toujours un frein à la carrière professionnelle pour les jeunes femmes, contrairement à leurs compagnons, qui pâtissent beaucoup moins de leur paternité, selon une étude du Centre d’étude et de recherche sur les qualifications (Céreq) publiée vendredi. Selon cette enquête, réalisée auprès de 16.000 jeunes sept ans après leur entrée sur le marché du travail, 32% des femmes déclarent que la naissance de leur premier enfant a eu une incidence sur leur emploi. Après cette première maternité, 17% des jeunes femmes passent ainsi à temps partiel, 11% changent de poste ou acceptent une mutation, 7% démissionnent de leur emploi et 4% prennent un congé parental à temps complet. Après un deuxième enfant, l’impact sur la carrière est encore plus fort, avec 35% des femmes qui réduisent leur temps de travail et 16% qui prennent un congé parental à temps complet. Chez les hommes, par contre, "être père ne semble pas avoir de conséquences sur leur situation professionnelle", souligne le Céreq, en constatant qu’enfants ou pas, "presque tous travaillent à temps plein au terme de leur septième année de vie active, et leur salaire ne varie guère en fonction du nombre d’enfants". 91% des pères déclarent ainsi que leur situation professionnelle n’a en rien été affectée par la naissance de leur premier enfant et, lorsque le deuxième arrive, 96% ne déclarent aucun changement. La principale explication, souligne le Céreq, est que ce sont toujours les femmes qui assument encore l’essentiel des charges domestiques, et la "spécialisation vers des rôles conjugaux traditionnels" s’accentue même au fur et à mesure que la famille s’agrandit. Passer l’aspirateur, préparer le repas du soir et faire les courses : les jeunes femmes s’acquittent pratiquement quatre fois plus de ces travaux que les hommes.

[3] Crime passionnel, crime ordinaire, d’Annick Houel, Patricia Mercader et Helga Sobota. « A l’inverse d’une définition qui prendrait en compte la position du sujet meurtrier, dans le discours journalistique c’est l’amour, toujours l’amour, l’éternel coupable, et l’utilisation du mot participe au processus de déresponsabilisation du criminel » (p 132). « Exemple extrême, Libération, le 21 mai 1993 a titré ‘Une famille se suicide’ pour rendre compte du fait qu’un homme avait tué sa femme et ses enfants, puis s’était donné la mort » (p. 82).

[4] Page 159.

[5] Susan Faludi, Backlash, Paris : Des Femmes, 1993, 294.

[6] Les deux autres étaient le vert et le blanc.

[7] Dans un documentaire diffusé en 2005 sur Arte, In Nomine Patris, Myriam Tonelotto, réalisatrice, était parvenue à faire sortir Gilbert Claes, membre de l’Après-Rupture (groupe de pères divorcés québécois) de ses gonds. Ce dernier avait déclaré devant la caméra que si les pères n’obtenaient pas ce qu’ils souhaitaient, des choses graves, comme le meurtre d’un juge par exemple, se produiraient.

[8] "Hommes au bord de la crise de nerfs"
"Elles sont passées d’un statut de servantes soumises à un modèle d’égoïsme, de carriérisme et de rivalité. Enterrée la domination de l’homme (maître, souverain, géniteur, banquier), place à des femmes de plus en plus exigeantes, complexes et paradoxales !". Olivier regarde l’indépendance sexuelle et économique des femmes comme un "violence". « Je suis l’héritier de cette violence », ajoute-t-il. « Au nom de l’égalité des sexes, nous avons été déclarés coupables de toutes les fautes passées et dépossédés de tout. On nous a forcés à réprimer notre virilité en nous inhibant et en nous culpabilisant. On est coupables pour tous les errements des autres hommes, coupables de désir, de lâcheté, de machisme, de tout... » (Elle, n° 2984, 8 mars 2003, p 84).

[9] Geneviève Delaisi de Parceval, auteur de La part du père, Paris :Le Seuil, 1981 ; Christine Castelain-Meunier, auteur de Cramponnez-vous les pères , Paris : Albin Michel, 1992.

[10] www.interpc.fr/

[11] Dallaire a lui-même écrit un livre sur ce sujet qu’il a intitulé Les violences faites aux hommes, une réalité taboue et complexe, 2002. (toute ressemblance avec une étude française consacrée aux violences faites aux femmes est bien entendue fortuite).

[12] Fédération Nationale Solidarité Femmes

[13] Voir l’article de Jennifer Hoult, « The Evidentiary Admissibility of Parental Alienation Syndrome », Children’s Legal Journal, 2006, (1-62).

[14] Affaire Steven Hone évoquée dans le documentaire de Myriam Tonelotto, « In Nomine Patris » diffusé en mars 2005 sur la chaîne franco-allemande Arte.

[15] Le rapport du professeur Henrion et de son équipe remis au gouvernement Jospin en 2001 (intitulé « Les femmes victimes de violences conjugales, le rôle des professionnels de santé ») spécifie pourtant que la violence d’un homme à son domicile est aussi dangereuse pour la conjointe que pour les enfants et que le risque pour les enfants d’être à leur tour frappés est accru (chapitre « Pédiatrie », 17).

[16] Interview de Yannick Demers par Myriam Tonelotto dans le cadre de son enquête sur les milieux masculinistes (Voir le documentaire "In Nomine Patris").

[17] Une résidence alternée peut être imposée quand bien même l’un des parents n’en voudrait pas.

[18] femininlemporte.canalblog.com

[19] On se fait engueuler parce que les hommes ont peur. C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien », Virgine Despentes, Elle (5 mars 2007, p 220).



La percée de la mouvance masculiniste en Occident

 

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